Grandir à Montréal

Du 29 octobre 2004 au 6 janvier 2008

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Photographie
Crieur de journaux dans la rue, vers 1905
Anonyme - Anonymous
1905, 20e siècle
Gélatine argentique
8 x 12 cm
MP-0000.586.112
© Musée McCord
Description
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Clefs pour l'histoire

Dans les rues des villes nord-américaines, au tournant du 20e siècle, de nombreux enfants travaillent comme vendeurs de journaux, messagers ou livreurs. À Montréal, plusieurs jeunes sont forcés de travailler, souvent parce que le salaire de leur père est trop faible ou trop irrégulier pour subvenir aux besoins de la famille.

À l'époque, des réformateurs cherchent à améliorer le sort des jeunes travailleurs. Dans la province de Québec, la Loi des établissements industriels, établit, en 1894, l'âge minimum d'un travailleur à 12 ans pour les garçons et à 14 ans pour les filles. Malheureusement, cette loi ne s'applique pas aux vendeurs de journaux qui travaillent parfois jusqu'à 22 ou 23 h le soir.

L'âge minimum du travailleur passe à 13 ans en 1903, puis à 14 ans en 1907. À partir de cette date, les jeunes de 14 ans se présentant pour un emploi dans un établissement industriel doivent passer un examen permettant d'évaluer leur niveau d'instruction. Si les inspecteurs ne les jugent pas suffisamment instruits, les jeunes travailleurs de 14 et 16 ans doivent fréquenter l'école du soir. Malgré tout, ce n'est qu'en 1919 que la loi s'appliquera vraiment aux vendeurs de journaux. L'exercice d'un métier sur la place publique, tel que la vente de journaux, est alors interdit aux enfants de moins de 16 ans qui ne sont pas suffisamment instruits. De plus, leur travail n'est plus toléré après 20 h.

  • Quoi

    Les emplois de vendeurs de journaux, tout comme ceux de messagers, mal payés, sont destinés aux enfants et ne permettent pas d'accéder à un métier d'adulte. Par contre, certains emplois de jeunes en usine peuvent aboutir, après un certain nombre d'années d'apprentissage, à un travail d'adulte.

  • En 1905, divers journaux sont vendus à Montréal. Parmi ceux-ci se trouvent le Family Herald, La Presse, Le Canada, Le journal, Le Nationaliste, le Star, le Toronto Globe, le Toronto Mail & Empire, le Globe, le Chronicle. Certains, comme La Presse et le Star, ont leurs bureaux rue Saint-Jacques.

  • Quand

    Entre les années 1890 à 1930, à Montréal, le revenu de la plupart des ouvriers permet à peine de combler les besoins de base d'une famille. C'est l'une des raisons pour lesquelles certains enfants travaillent.

  • Qui

    M. Louis Guyon, inspecteur en chef des fabriques pour la province de Québec au tournant du siècle, fait partie de ceux qui militent contre le travail des enfants. Pour lui, il est primordial que ces derniers aient accès à une instruction minimale.