M969.1.11.1-4 | Robe

 
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Robe
Maison Soinard, Paris
Vers 1868-1869, 19e siècle
Achat de Mme Roch Rolland
M969.1.11.1-4
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Robe (88)
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Description

Ici, la jupe bouffante représente le changement le plus important de style. Le corsage à basques et à taille courte présente un profond décolleté ouvert bordé de tulle plissé, agrémenté d'un volant de plis plats lui-même orné d'une frange. Un noeud plat repose sur chaque épaule. Les courtes manches froncées sont bordées d'un ruché de tulle. L'encolure est pourvue d'un ruban coulissant sur le devant et cinq boutons recouverts ferment la robe à l'avant. La jupe de dessous, à godets, est plissée à la taille sur le devant et sur les côtés et froncée à l'arrière. Le bas de la robe est agrémenté d'un large volant froncé surmonté d'un volant plus petit en tissu plissé. La jupe de dessus, à godets, est également plissée ou froncée à la taille. Sur le devant, le tablier créé par les froncis latéraux près de l'ourlet, donne un bouffant que vient souligner le noeud placé de chaque côté. Le dos est plus long que le devant et est froncé au centre près de l'ourlet, ce qui crée un autre bouffant également marqué d'un noeud. À l'époque, le bouffant sur les côtés de la jupe était appelé « panier ». Le bas de la jupe de dessus est orné d'un volant plissé et d'une frange. La date de la robe a été établie d'après le journal de Caroline-Virginie de Saint-Ours-Kierzkowski qui y relate sa lune de miel en Europe et ses deux voyages à Paris, en 1868 et en 1869, où elle serait procuré la robe portant l'étiquette de Paris. Caroline-Virginie de Saint-Ours-Kierzkoski était très au fait des dernières nouveautés de la mode. Dans son journal, rédigé au cours de sa lune de miel en Europe en 1868-1869, elle commente les toilettes des New-yorkaises qu'elle trouve surchargées et confesse avoir fait le tour des couturiers à Londres. À Paris, elle assiste à la « Messe des Élégants » à l'église de la Madeleine, observant avec ironie qu'à cette messe de fin de journée, les fidèles semblaient émus par les toilettes que par le service. (Extrait de: Jacqueline BEAUDOIN-ROSS, Formes et modes : le costume à Montréal au XIXe siècle, Musée McCord d'histoire canadienne, 1992, p. 34.)

Clefs pour l'histoire

Le discours sur les bienfaits de l'activité physique s'adresse bien plus aux hommes et aux enfants qu'aux femmes. Les médecins, qui perçoivent ces dernières comme des êtres vulnérables, estiment qu'elles n'ont pas une constitution physique qui leur permette de faire du sport. Bien plus, ils craignent que les activités trop remuantes nuisent à leur capacité de faire des enfants. C'est pourquoi on les relègue généralement à des occupations passives telles la lecture ou la couture. En vertu de l'idéologie victorienne, suivant laquelle les hommes et les femmes doivent évoluer dans des sphères séparées, ces dernières, considérées comme les vraies gardiennes du foyer, sont confinées à l'espace domestique.

  • Quoi

    La mode victorienne exprime bien cette conception du rôle limité de la femme, en particulier la femme bourgeoise, vêtue d'abord pour l'apparat.

  • En vogue parmi les élites, cette robe provient de la Maison Soinard, une chic boutique parisienne.

  • Quand

    Quels sont les canons de l'élégance féminine au début des années 1870 ? Des toilettes amples, ceinturées à la taille et munies de décolletés discrets qui répondent aux normes morales du temps.

  • Qui

    Cette robe a été acquise par Caroline-Virginie de Saint-Ours lors de son voyage de noce en Europe, en 1868-1869. Caroline-Virginie de Saint-Ours était la fille de l'homme politique canadien François-Roch de Saint-Ours (1800-1839) et l'épouse de l'officier militaire d'origine polonaise Alexandre-Édouard Kierkzowski (1816-1870).