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1867-1896 : NOUVELLE RÉALITÉ CANADIENNE

Par Sean Mills, sous la direction de Brian Young, Université McGill



1840-1867: De l'Acte d'Union à la Confédération | 1867-1896: Nouvelle réalité canadienne | 1896-1919: Du tournant du siècle à la grande guerre | 1919-1945: Crise et guerre

Sur la scène politique

L'Acte de l'Amérique du Nord britannique
L'Acte de l'Amérique du Nord britannique en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick
La Nouvelle-Écosse et la Confédération
La Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard

Sur la scène économique

La rébellion de la Rivière-Rouge
Le scandale du Pacifique et la Politique nationale
Les Maritimes et la Politique nationale
Le travail en industrie

Sur le plan idéologique

 

1867-1896

Sur la scène politique

L'Acte de l'Amérique du Nord britannique

Le Dominion du Canada naît le 1er juillet 1867 en vertu d'un acte du Parlement britannique. Il regroupe environ quatre millions d'habitants, vivant dans quatre provinces : l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Contrairement aux États-Unis, le nouveau pays décide de conserver les institutions sociales et politiques britanniques et, craignant une démocratie excessive, est fondé sur les principes de « paix, ordre et bon gouvernement ». Nourri des espoirs et des rêves de ses citoyens, le Dominion lutte pour démontrer que les États-Unis n'offrent pas la seule formule viable pour l'Amérique du Nord. Au début, cependant, le droit de vote est réservé principalement aux propriétaires fonciers de sexe masculin, au détriment des femmes et de la majorité de la classe ouvrière. Exclues des négociations ayant mené à l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, les populations autochtones deviennent des pupilles du gouvernement fédéral.

L'Acte de l'Amérique du Nord britannique en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick

Au Québec, Cartier vante les mérites de la Confédération qu'il présente comme une façon pour le Québec d'exercer un contrôle politique indépendant sur la culture et l'éducation. Le fondement des droits provinciaux sera toutefois ébranlé par le rôle de subalterne que l'Acte de l'ANB réserve en réalité aux provinces. Contrairement à la façon dont ils ont présenté la Confédération, Cartier et ses bleus sont des partisans convaincus du centralisme politique. Si les Québécois appuient la Confédération à contrec'ur, le Nouveau-Brunswick envisage avec peu d'enthousiasme les possibilités économiques de l'Union. Le projet obtient le plus de faveur populaire en Ontario, où les deux grands partis politiques ont appuyé l'idée. Rêvant de chemins de fer et d'expansion vers l'Ouest, les Torontois se rassemblent à Queen's Park le 1er juillet pour assister, aux dires de George Brown, « au plus beau spectacle de feux d'artifices jamais présenté au Canada ». D'emblée, l'Ontario joue un rôle prépondérant dans la Confédération. Originaire de Kingston, John A. Macdonald devient le premier premier ministre, et il nomme des Ontariens à cinq des treize postes ministériels. La ville d'Ottawa est en outre fermement établie comme la capitale permanente.

La Nouvelle-Écosse et la Confédération

Les Néo-Écossais, cependant, rejettent autant le consentement du Québec et du Nouveau-Brunswick que la jubilation de l'Ontario, et s'opposent fortement à la Confédération. Charles Tupper, premier ministre de la Nouvelle-Écosse, croit que la Confédération sera favorable à la Nouvelle-Écosse à long terme, mais, comme le démontrent clairement les résultats de l'élection de 1867 en Nouvelle-Écosse, la majorité de ses concitoyens sont d'un autre avis. Lorsque la Grande-Bretagne refuse de permettre à la Nouvelle-Écosse de se retirer de l'Union, Joseph Howe, à la tête du mouvement d'opposition, accepte de siéger au cabinet de Macdonald en échange de subventions plus généreuses pour la province.

La Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard

Lors de l'élection fédérale de novembre 1867, la première dans l'histoire du pays, Macdonald et ses partisans remportent facilement la majorité, détenant 108 sièges dans la toute nouvelle Chambre des Communes. Dans les années 1870, la Colombie-Britannique (1871) et l'Île-du-Prince-Édouard (1873) entrent toutes deux dans le nouveau dominion. Après la ruée vers l'or, la Colombie-Britannique s'était retrouvée avec une importante dette publique et, lors d'une rencontre à Ottawa, Cartier avait promis d'accorder à la province des subventions pour 60 000 habitants malgré le fait que sa population non autochtone ne s'élevait qu'à 28 000 habitants. Lorsque Cartier promet de relier la province de l'extrême Ouest à l'Est grâce à un chemin de fer transcontinental, les délégués ne peuvent plus refuser. Quant à l'Île-du-Prince-Édouard, elle devient une province en 1873 lorsqu'elle accepte l'offre d'Ottawa d'assumer sa dette de 3 millions de dollars et de racheter les terres des grands propriétaires.

Sur la scène économique

Suite à la Confédération, les événements qui se sont déroulés dans l'Ouest ont eu une importance capitale. Craignant que les États-Unis cherchent à obtenir le contrôle de l'ensemble du continent conformément à la doctrine d'une « destinée manifeste », Macdonald s'emploie rapidement à consolider les prétentions du Canada à l'égard des territoires de l'Ouest. En qualité de représentants du Canada, Cartier et William MacDougall se rendent à Londres en 1868 et achètent la Terre de Rupert[1] au coût de 1,5 million de dollars. Ayant vu leur terre être transférée sans avoir été consultés, et voyant des arpenteurs débarquer chez eux, les habitants des nouveaux territoires ne partagent pas l'enthousiasme de Cartier et Macdonald au sujet des tentatives d'Ottawa pour contrôler l'Ouest.

La rébellion de la Rivière-Rouge

Les Métis de la Rivière-Rouge sont de loin les plus réticents, et sous la direction de Louis Riel, ils réussissent à établir un gouvernement provisoire dans la colonie. Réclamant que le Manitoba devienne une province au même titre que les autres, Riel portera ses revendications à l'extrême, faisant comparaître en cour martiale et condamnant à mort Thomas Scott, un orangiste de Toronto, en mars 1870. Si la nouvelle de l'assassinat de Scott soulève la colère des protestants ontariens, au Québec, Riel commence à être perçu par les catholiques comme un défenseur des droits des Canadiens français et des catholiques. Créant la province du Manitoba (1870) en réponse aux revendications des rebelles, le gouvernement fédéral refuse cependant d'accorder l'amnistie pour le meurtre de Scott, et Riel s'enfuit aux États-Unis. Quatorze ans plus tard, en 1885, les Métis l'invitent à revenir au Canada pour mener leur révolte. Formant encore une fois un gouvernement provisoire, Riel et ses partisans prennent les armes contre le gouvernement fédéral afin de défendre leurs revendications. Capturé et accusé de trahison, Riel est jugé coupable et exécuté, un événement qui polarisera une fois de plus l'opinion publique francophone et anglophone.

Le scandale du Pacifique et la Politique nationale

Comme le démontrent clairement les rébellions de Riel, diriger un pays aussi vaste que le Canada, avec ses diverses populations et ses intérêts multiples, était une tâche ardue. Après sa deuxième campagne électorale, l'administration de Macdonald subit le contrecoup du scandale du chemin de fer Pacifique[2]. C'est un libéral, Alexander Mackenzie, qui forme le gouvernement à la place de Macdonald. Si Mackenzie apporte d'importantes réformes, la promesse de Macdonald concernant l'adoption d'une « Politique nationale » favorisant l'immigration, établissant des droits de douane pour protéger les intérêts des Canadiens et poursuivant la construction des chemins de fer le reportera au pouvoir en 1878. À compter de 1879, Macdonald augmente les droits de douane de 15 % et il continuera de les augmenter tout au long des années 1880. L'industrie manufacturière prendra de l'expansion en Ontario et au Québec, et la construction ferroviaire sera stimulée. Sous la direction de George Stephen et de Donald Smith et financé par des investisseurs américains et britanniques, le nouveau Chemin de fer Canadien Pacifique (CP), recevant des fonds du gouvernement, un monopole et des concessions de terre, s'engage à construire le chemin de fer jusqu'à l'océan Pacifique. Même si la main-d''uvre est composée à la fois de travailleurs canadiens et étrangers, c'est aux immigrants chinois qu'il revient d'accomplir la plupart des tâches dangereuses et indésirables. Après des années de labeur, le CP est enfin terminé en 1885.

Les Maritimes et la Politique nationale

Bien qu'à ses débuts, la Politique nationale stimule la croissance économique dans la région de l'Est, elle a pour effet à long terme d'accroître l'industrialisation en Ontario et au Québec tout en laissant derrière les provinces de l'Atlantique. Durant la récession des années 1890, des usines ferment leurs portes et le secteur manufacturier dans les Maritimes connaît un déclin par rapport à celui du centre du Canada. Déjà, au début du siècle suivant, la moitié de la valeur brute du secteur manufacturier canadien est concentrée en Ontario, et un autre tiers au Québec (Conrad et Finkel, p. 77).

Le travail en industrie

Au moment de la Confédération, la majorité des Canadiens vivent dans un environnement rural et gagnent leur vie grâce à l'agriculture ou à l'exploitation des ressources naturelles. La famille constitue habituellement la main-d''uvre de base. Dans les années 1880, le travail rémunéré à l'extérieur de la maison et réalisé dans un environnement urbain devient de plus en plus courant. Le travail en industrie est souvent dégradant, dangereux et sous-payé, et les femmes et les enfants qui travaillent dans les usines reçoivent la moitié du salaire des hommes. Pour les personnes sans-emploi et les travailleurs saisonniers, les durs hivers canadiens ont un effet punitif. Les tavernes fréquentées par les ouvriers, comme la célèbre taverne Joe Beef de Montréal, permettent aux travailleurs occasionnels de se divertir et de se loger à peu de frais; elles deviendront donc les pivots d'une culture naissante de la classe ouvrière. À mesure que l'industrialisation progresse, les ouvriers prennent de plus en plus conscience de leurs intérêts collectifs. Dépassant le cadre des premiers syndicats de métiers, par exemple, les chevaliers du Travail s'installent au Canada dans les années 1880 et tentent de syndiquer à la fois les travailleurs et travailleuses de tous les niveaux de compétences et groupes ethniques. Les mouvements réformistes exercent aussi une grande influence sur la structure de la classe ouvrière. L'Armée du Salut, par exemple, qui est très populaire auprès des femmes ouvrières, milite contre « l'immoralité » des classes populaires, tente de « réchapper » ceux qui « se sont égarés» et offre une aide spirituelle aux personnes les plus touchées par l'industrialisation.

Sur le plan idéologique

Le mouvementCanada First

Durant la période qui suit la Confédération, les fondements idéologiques de l'Ontario et du Québec continuent de se développer. Une tradition locale littéraire et culturelle commence à prendre forme en Ontario. Susanna Moodie et Catherine Parr Traill, par exemple, ont écrit abondamment sur leur vie dans la nature sauvage de l'Amérique du Nord[3]. De plus, un groupe restreint, mais influent, de riches Ontariens forme le mouvement Canada First dans les années 1870. Croyant à la nécessité de créer un « esprit national » reposant sur l'alliance du Canada avec la Grande-Bretagne, le groupe espère construire une nation protestante. Les Canadiens, avance-t-il dans la Canadian Monthly and National Review, sont des descendants de races nordiques qui sont bien adaptés à la vie dans l'environnement nordique du pays. Rejetant nettement tout besoin de reconnaître l'identité canadienne-française, le mouvement Canada First est résolument élitiste, méprisant aussi bien les classes ouvrières que les peuples autochtones. Les « Canada Firsters » ne monopolisent cependant pas l'opinion publique, puisqu'on voit apparaître des défenseurs des liens serrés avec la Grande-Bretagne et des partisans de relations plus étroites avec les États-Unis. Si le sentiment impérialiste prend de l'ampleur, Goldwin Smith, dans son Canada and the Canadian Question(1891), maintient que les États-Unis devraient annexer le Canada. Une « union entre le Canada et l'État américain, comme celle de l'Écosse et de l'Angleterre », soutient-il, « ne pourrait qu'apporter de grands avantages ».

L'Église catholique romaine

Durant cette période, l'Église catholique romaine affermit son pouvoir au Québec. Unissant l'ultramontanisme européen au nationalisme québécois, l'élite cléricale consolide son influence. L'un des ultramontains les plus irréductibles du Québec est Ignace Bourget, évêque de Montréal de 1840 à 1876, qui croit que le pape à Rome devrait représenter l'autorité suprême de la société. Bourget, comme son homologue Louis-François Laflèche, évêque de Trois-Rivières (1870-1898), s'emploie à implanter une doctrine catholique conservatrice. L'Église mettra sur pied des institutions et réduira le pouvoir de l'État en matière d'éducation.

Le libéralisme au Québec

Malgré les efforts des ecclésiastiques conservateurs, le libéralisme est présent dans la société du Québec. L'un des plus importants mouvements d'opposition aux ultramontains naît d'une controverse entourant l'Institut canadien. Ce club de Montréal, en activité du milieu des années 1840 au milieu des années 1870, offre à ses quelque 2 000 membres une bibliothèque bien garnie et un lieu où les hommes peuvent échanger des idées libérales. L'Institut exerce une grande influence, comme en témoigne la présence parmi ses membres de Wilfrid Laurier, qui jouera un rôle de premier plan dans la formation des rouges, et plus tard du parti Libéral. Discutant des idéaux libéraux concernant le progrès et les droits des femmes, les membres sont des lecteurs avides et font fit des sanctions du clergé. Le conflit entre l'Institut et l'Église atteint un point culminant lors du décès d'un des membres, Joseph Guibord. Bourget refuse son enterrement en terre consacrée, et la famille de Guibord en appelle au Conseil privé d'Angleterre qui ordonnera qu'il soit enterré comme un catholique, conformément aux droits civils. Incapable d'accepter que les tribunaux aient outrepassé l'autorité papale, Bourget déconsacrera le lieu de sépulture où Guibord est enterré. Comme le démontre l'affaire Guibord, l'influence sociale de l'Église n'a pu freiner les forces de la modernisation et de la libéralisation qui balayaient le monde occidental durant la seconde moitié du dix-neuvième siècle. En 1896, au grand désarroi de l'Église, un libéral canadien-français et ancien membre de l'Institut est élu premier ministre; Laurier allait mener le Canada vers une nouvelle étape de sa croissance.

Suggestions de lecture

Pour une histoire générale de la période, voir P.B. Waite,Canada, 1874-1896: Arduous Destiny (Toronto : McClelland and Stewart, 1971).

Pour une histoire des rébellions de la Rivière-Rouge et du Nord-Ouest, voir Gerhard Ens, Homeland to Hinterland: The Changing Worlds of the Red River Métis, 1869-1885(Waterloo : Wilfrid Laurier University Press, 1988); Frits Pannekoek, A Snug Little Flock: The Social Origins of the Red River Resistance, 1869-1870 (Winnipeg : Watson & Dywer, 1991); George Stanley, The Birth of Western Canada: A History of the Riel Rebellions (Toronto : University of Toronto Press, 1970); Thomas Flanagan, Riel and the Rebellion: 1885 Reconsidered(Saskatoon : Western Producer Prairie Books, 1983); pour un regard sur le développement des relations entre Autochtones et Européens, voir J.R. Miller, Skyscrapers Hide the Heavens: A History of Indian-White Relations in Canada(Toronto : University of Toronto Press, 1989).

Pour un regard sur la politique canadienne vis-à-vis l'Ouest, voir V.C. Fowke, The National Policy and the Wheat Economy(Toronto : University of Toronto Press, 1957); pour une histoire de la colonisation de l'Ouest, voir John W. Bennett et Seena B. Kohl, Settling the Canadian-American West,1890-1915: Pioneer Adaptation and Community Building(Lincoln : University of Nebraska Press, 1995); pour l'histoire économique du Québec, voir Jean Hamelin et Yves Roby,Histoire économique du Québec, 1851-1896 (Montréal : Fides, 1971); sur la construction ferroviaire, voir W. Kaye Lamb,History of the Canadian Pacific Railway (New York : Macmillan, 1977); John Eagle, The Canadian Pacific Railway and the Development of Western Canada (Montréal : McGill-Queen's University Press, 1989); Brian Young, Promoters and Politicians: The North-Shore Railways in the History of Quebec 1854-85(Toronto : University of Toronto Press, 1978).

Pour des ouvrages traitant du rôle de l'Église catholique au Québec, voir Nive Voisine, Histoire de l'Église catholique au Québec 1608-1970 (Montréal : Fides, 1971); Nive Voisine et Jean Hamelin, dir., Les ultramontains canadiens-français (Montréal : Boréal, 1985); sur l'expérience des femmes au sein des structures de l'Église catholique, voir Marta Danylewycz, Taking the Veil(Toronto : McClelland & Stewart, 1987).

Pour un regard sur la culture de la classe ouvrière durant la période suivant la Confédération, voir Peter DeLottinville, « Joe Beef of Montreal: Working Class Culture and the Tavern, 1869-1889 », Labour / Le Travailleur 8-9 (1981-1982); Bryan Palmer, A Culture in Conflict: Skilled Workers and Industrial Capitalism in Hamilton, Ontario, 1860-1914(Montréal : McGill-Queen's University Press, 1979); Gregory S. Kealey et Bryan D. Palmer, « The Bonds of Unity: The Knights of Labor in Ontario, 1880-1900 », Histoire Sociale / Social History 14:28 (novembre 1981); Lucia Ferretti présente un bon compte rendu des transformations au sein d'une paroisse de Montréal dans Entre Voisins : La société paroissiale en milieu urbain : Saint-Pierre-Apôtre de Montréal, 1848-1930(Montréal : Boréal Express, 1985).

Sur la façon dont les femmes ont vécu l'industrialisation, voir Susan Trofimenkoff, « One Hundred and Two Muffled Voices: Canada's Industrial Women in the 1880s » dans MacDowell et Radforth, dir., Canadian Working-Class History: Selected Readings (Toronto : Canadian Scholars' Press, 1992); Bettina Bradbury, Working Families: Age, Gender, and Daily Survival in Industrializing Montreal (Toronto : McClelland and Stewart, 1993); Bettina Bradbury, « Women and Wage Labour in a Period of Transition: Montreal, 1861-1881 » dans Bercuson et Bright, dir.,Canadian Labour History: Selected Readings, 2eéd. (Toronto : Copp Clark Longman, 1994); Marjorie Cohen,Women's Work, Markets and Economic Development in Nineteenth Century Ontario (Toronto : University of Toronto Press, 1988); Joy Parr, The Gender of Breadwinners: Women, Men and Change in Two Industrial Towns, 1880-1950 (Toronto : University of Toronto Press, 1990).

[1] La Terre de Rupert désigne le territoire cédé à la Compagnie de la baie d'Hudson en 1670. Couvrant le territoire de l'ouest et du nord-ouest canadien, la Terre de Rupert était délimitée par le bassin d'alimentation de la Baie d'Hudson

[2] Le scandale du Canadien Pacifique a terni la réputation de Macdonald à la suite de la deuxième élection fédérale. Ayant besoin de plus d'argent pour financer sa campagne électorale, Macdonald avait fait appel à Sir Hugh Allan. En retour, Allen avait reçu le contrat pour la construction du chemin de fer jusqu'au Pacifique. Lorsqu'une descente dans le bureau de l'avocat d'Allen mit au jour une multitude de preuves incriminant Macdonald, et que ces preuves furent remises entre les mains de l'opposition, le gouvernement Macdonald s'effondra.

[3]VoirBackwoods of Canada (1836), de Traill, etRoughing it in the Bush (1852), de Moodie.