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1896-1919 : DU TOURNANT DU SIÈCLE À LA GRANDE GUERRE
Par Sean Mills, sous la direction de Brian Young, Université McGill
1840-1867: De l'Acte d'Union à la Confédération | 1867-1896: Nouvelle réalité canadienne | 1896-1919: Du tournant du siècle à la grande guerre | 1919-1945: Crise et guerre
Le nationalisme canadien-français
La Première Guerre mondiale
L'effort de guerre du Canada
La Loi du service militaire
La crise de la conscription
Le contrecoup de la guerre
1896-1919
Sur la scène politique
Wilfrid Laurier
Les élections de 1896, qui consacrent Wilfrid Laurier premier ministre, marquent un point tournant majeur dans l'histoire du Canada. Mettant fin au règne des conservateurs à la Chambre des communes, les libéraux domineront la scène politique canadienne pendant la quasi-totalité du siècle suivant. De 1896 à 1929, le Canada subira d'importants changements : les Prairies seront colonisées et se joindront à la Confédération (Alberta et Saskatchewan, 1905), les nouveaux immigrants transformeront la composition ethnique du pays, et l'économie connaîtra une croissance fulgurante. Mais si l'économie prend de la maturité, la richesse est de plus en plus concentrée et les monopoles consolident leur contrôle sur la société canadienne. Les immigrants qui ne sont ni Français ni Britanniques sont bien accueillis et le développement des ressources se poursuit, particulièrement dans les secteurs des mines et de l'hydroélectricité. Enfin, la Première Guerre mondiale modifie encore plus profondément la société canadienne.L'arrivée au pouvoir de Laurier coïncide avec une reprise économique, et la population en vient à associer son gouvernement libéral à la prospérité qui s'ensuit. En 1893, Laurier, alors chef de l'opposition, abandonne le libre-échange et accepte plusieurs principes de la Politique nationale de Macdonald. Dominé par l'industrie manufacturière, le centre du pays a moins de crainte à voter pour les libéraux. Laurier, qui allait remporter trois autres élections fédérales, en vient même, ironiquement, à symboliser l'essence même de la Politique nationale : la construction ferroviaire se poursuit, l'Ouest est colonisé et les industries prospèrent.
L'établissement du système d'éducation publique
Durant la seconde moitié du dix-neuvième siècle, l'éducation prend de l'importance. L'éducation étant désignée compétence provinciale par l'Acte de l'ANB, les provinces sont libres de créer leurs propres systèmes et normes. Des ministères de l'éducation sont créés et l'on se dirige graduellement vers une éducation gratuite et obligatoire. En Ontario, Egerton Ryerson fait vigoureusement campagne en faveur de la création d'écoles publiques. En 1871, la province fonde des écoles secondaires et instaure graduellement un système de fréquentation obligatoire de l'école primaire. Au Québec, malgré la création initiale d'un ministère de l'éducation, dissous en 1875, des comités confessionnels catholiques et protestants contrôlent l'éducation par le truchement du Conseil de l'instruction publique, et, en général, l'établissement du système d'éducation prend du retard sur le reste du pays. Vu l'opposition féroce des groupes confessionnels à toute intervention de l'État en matière d'éducation, il faut attendre 1943 avant l'abolition des frais de scolarité et l'adoption de l'éducation obligatoire. La prise en charge de l'éducation par l'État et l'établissement d'un ministère de l'Éducation (1964) ne se produisent qu'au moment de la Révolution tranquille des années 1960.
Sur la scène économique
La colonisation de l'Ouest
Si la construction ferroviaire et l'expansion des industries canadiennes du centre alimentent toutes deux le boom économique, c'est la colonisation de l'Ouest qui embrasera l'imagination du Canada anglais. Avec la diminution du nombre de terres agricoles distribuées gratuitement aux États-Unis, l'Ouest canadien devient « the last best west » (les meilleures terres nouvelles), et c'est alors que débute une colonisation à grande échelle. La demande croissante, dans des pays industriels comme la Grande-Bretagne, pour les ressources naturelles du Canada contribue grandement à assurer la prospérité du pays. Se chiffrant à seulement 14 millions de dollars en 1900, les exportations de blé, par exemple, sont évaluées à 279 millions de dollars en 1920 (Cook, p. 380-381).
L'immigration
Mais le développement de l'Ouest dépend de l'immigration. Clifford Sifton, ministre de l'Immigration de Laurier, travaille sans relâche pour promouvoir l'immigration au Canada, tant en Europe qu'aux États-Unis. Des deux millions de personnes qui viendront au Canada de 1896 à 1911, près d'un million s'installeront dans l'Ouest. On se souviendra de Sifton pour son désir et sa capacité d'attirer des gens ayant une « expérience de l'agriculture », modifiant ainsi de façon radicale la composition ethnique de la société canadienne. D'origine essentiellement française et britannique, les colons voient arriver des immigrants de l'Europe de l'Est et de l'Ouest; en 1921, 54 % de la population de l'Ouest est née à l'extérieur du Canada.
L'urbanisation
Les premières années du vingtième siècle ont également d'importantes répercussions sur des centres industriels comme Montréal et Toronto. Les communautés d'immigrants sont liées par les liens de parenté, la langue et une expérience commune d'exploitation économique. Vivant des tensions avec les populations dominantes et les membres de leurs propres communautés arrivés au Canada plus tôt, les immigrants juifs et italiens, par exemple, réussissent à former des communautés culturelles distinctes. Les conditions de vie et de travail des classes ouvrières représentent les aspects les plus sombres et les plus occultés de cette « ère de prospérité ». En outre, en raison de la division du travail en fonction du sexe, de la discrimination au niveau des salaires et de leur exclusion du travail organisé, les femmes reçoivent toujours des salaires inférieurs à ceux de leurs homologues masculins.
Le mouvement de réforme de la classe moyenne
Les problèmes sociaux causés par l'industrialisation inquiètent grandement les réformistes de la classe moyenne. À titre d'exemple, Herbert Brown Ames fait une description détaillée des conditions de vie des ouvriers de Montréal, dans son ouvrage The City below the Hill (1897). Au début du vingtième siècle, les églises protestantes en Ontario sont très engagées dans le mouvement de réforme progressiste. Se démarquant des réformistes évangélistes qui les ont précédés, les réformistes progressistes soutiennent que la pauvreté est causée, du moins en partie, par les ratés du système économique. Les presbytériens, les méthodistes et les baptistes mènent le mouvement « social gospel » qui, transcendant le salut spirituel, vise l'amélioration des conditions sociales des classes ouvrières. Tentant de créer un « royaume de Dieu sur Terre », les églises protestantes mettent sur pied des missions urbaines et des maisons d'entraide, et font pression en faveur de l'adoption de la Loi sur le dimanche, qui accorderait aux ouvriers au moins un jour de repos par semaine.
Sur le plan idéologique
L'impérialisme canadien
Au tournant du vingtième siècle, l'Ontario et le Québec connaissent d'importants changements au plan idéologique. Durant les années qui précèdent la Première Guerre mondiale, l'impérialisme devient la forme dominante de nationalisme parmi les Canadiens anglais qui recherchent la sécurité de l'Empire britannique au sein duquel ils espèrent que le Canada joue un rôle plus important. Selon le politologue Louis Balthazar, puisque les Canadiens anglais n'ont pas de mythe national concernant la fondation de leur nation, « l'Empire, la Couronne deviennent leur mythe social, leur légitimation, leur raison d'être comme société » (Balthazar, p. 84). Les Canadiens anglais croient, malgré leur loyauté envers la Grande-Bretagne, que le Canada a la destinée de jouer un rôle important au sein de l'Empire. Comme le mentionne l'historien Carl Berger, le sentiment de nationalité « reposait sur une conception arrêtée du passé du Canada, de son caractère national, de sa mission dans l'avenir, et à sa source se trouvait un désir d'importance, et la volonté d'effacer les traces de la colonisation » [trad.] (Berger, p. 259). Pour illustrer l'attitude impérialiste, l'historien et économiste politique Stephen Leacock a comparé l'Angleterre à un vieil homme et le Canada à son fils, parvenu à maturité. Dans l'esprit de la plupart des Canadiens, l'impérialisme est une forme de nationalisme puisqu'en partageant les responsabilités de l'Empire, le Canada, espèrent-ils, augmenterait son pouvoir de façonner les politiques impériales en sa faveur. L'impérialisme a aussi beaucoup d'impact auprès des communautés religieuses, et du haut de leur chaire, les chefs religieux livrent souvent un message impérialiste. Chez les protestants des diverses confessions, c'est à qui exercera le plus d'influence sur le développement de la nation. Ce profond attachement à l'Empire se reflète en outre dans l'approbation massive, par les Canadiens anglais, de la participation à l'effort de guerre britannique en Afrique du Sud. Lorsqu'on annonce aux nouvelles que les Britanniques ont forcé les Boers à se replier, les étudiants universitaires descendent dans les rues en chantant des chants militaires, et les usines et les écoles ferment leurs portes.
Le nationalisme canadien-français
Si les Canadiens anglais se préparent à aller au front, les Canadiens français, beaucoup moins chauds à l'idée de défendre l'Empire britannique, remettent en cause l'attachement du Canada à la Grande-Bretagne. À Montréal, Canadiens français et anglais s'affrontent dans des batailles de rue. Henri Bourassa, député libéral, refuse d'appuyer l'effort de guerre britannique, démissionne de son poste au sein du gouvernement Laurier et devient le principal porte-parole du nouveau nationalisme canadien-français. Bourassa veut que le Canada rompe ses liens avec l'Empire britannique et qu'il se reconstitue à titre de pays indépendant basé sur une égalité pancanadienne des francophones et des anglophones. Considéré comme un traître à l'extérieur du Québec, Bourassa devient la voix d'une population canadienne-française de plus en plus isolée, qui refuse de participer aux conflits impériaux. Mais l'opposition de Bourassa à l'impérialisme canadien-anglais ne s'arrête pas à sa dénonciation de la participation du Canada à la guerre des Boers. Suite à la décision de Laurier de créer, avec la Loi navale de 1909, une petite marine « de pacotille », Bourassa rejette l'engagement envers la défense impériale alors qu'en même temps, les Canadiens anglais dénoncent l'insignifiance de la flotte. Après avoir fondé le quotidien montréalais Le Devoir en 1910, Bourassa verra son influence augmenter radicalement lors des controverses entourant la Première Guerre mondiale.
La Première Guerre mondiale
En 1914, la guerre est subitement déclenchée en Europe, et les Canadiens croient d'abord que le conflit sera de courte durée. À titre de colonie, le Canada est tenu de participer à l'effort de guerre impérial en vertu de la déclaration de guerre britannique. Impatients de s'enrôler, des jeunes hommes, la plupart des nouveaux immigrants originaires de la Grande-Bretagne, remplissent bientôt les rues des grandes villes du pays. Malgré une organisation boiteuse et des instructions confuses, 31 000 hommes et 8 000 chevaux sont envoyés en Europe. Au Canada anglais, les citoyens patriotiques créent des campagnes de recrutement massives et, au nom du patriotisme impérial, évincent les Allemands et les Autrichiens de la fonction publique et font pression pour que la ville de Berlin, en Ontario, soit rebaptisée Kitchener.
L'effort de guerre du Canada
Mais c'est la faible participation canadienne-française à la guerre, cependant, qui préoccupe l'opinion canadienne-anglaise et qui rallume les vieilles hostilités. Seulement 13 000 des recrues du Corps expéditionnaire canadien (CEC) sont de langue française, et s'ils étaient au départ sympathiques à la cause des alliés, l'appui des Canadiens français à la guerre s'estompe au fur et à mesure que le conflit progresse. Commandé par des officiers britanniques dont les ordres sont donnés en anglais, le CEC ne donne pas aux Canadiens français l'impression d'être les bienvenus. De leur côté, les Canadiens français ne ressentent pas le besoin particulier d'aller défendre les intérêts de l'Empire britannique.
La Loi du service militaire
En mai 1917, avec la Loi du service militaire, le premier ministre Borden impose la conscription pour les hommes célibataires âgés de 20 à 35 ans. Si de nombreux fermiers et agriculteurs au Canada anglais sont en défaveur de la Loi, l'opposition la plus forte vient du Québec. Ayant besoin d'un nouveau mandat pour mettre son projet en 'uvre, Borden, avec un gouvernement de coalition formé de conservateurs et de libéraux dissidents, déclenche une élection. Pour s'assurer de la victoire, Borden étend le droit de vote aux membres masculins et féminins du CEC, ainsi qu'aux épouses, aux mères et aux s'urs des soldats. En outre, les immigrants naturalisés après 1902 perdent le droit de vote. Les résultats divisés de l'élection reflètent l'état de polarisation du pays : si le parti unioniste remporte 153 sièges, les libéraux balaient le Québec, se faisant élire dans 62 des 65 circonscriptions.
La crise de la conscription
Son mandat en poche, Borden autorise la conscription, et pour la première fois dans l'histoire, le gouvernement du Québec discute de la possibilité d'une sécession. La tension monte encore lorsqu'en mars 1918, de violentes démonstrations anti-conscription à Québec se transforment en émeutes. Lorsque la police de Québec refuse d'intervenir et de disperser les foules, le gouvernement fédéral dépêche des troupes qui ouvrent le feu, tuant quatre civils. Si les conséquences militaires de la conscription sont négligeables, et que seulement 24 000 conscrits ont réellement participé à des combats en France, les effets fractionnels de la crise de la conscription se feront sentir longtemps dans l'avenir (Conrad et Finkel, p. 209).
Le contrecoup de la guerre
Lorsque la Grande Guerre prend fin en novembre 1918, il est clair que le Canada a profondément changé. Six cent mille Canadiens ont participé au conflit, et 60 661 y ont perdu la vie. Beaucoup de ceux qui sont revenus ont souffert de blessures physiques ou psychologiques. En raison de son grand sacrifice à l'effort de guerre, le Canada renforce son profil sur la scène internationale. Représenté dans la délégation britannique lors de la conférence sur la paix de Paris, le Canada, affichant une partie de son indépendance nouvellement acquise, signe pour la première fois dans son histoire un traité multilatéral international. En 1918, le gouvernement d'union, s'appuyant sur les réformes de la Loi des élections en temps de guerre, étend le droit de vote aux femmes aux élections fédérales, et dans les années 1920, la plupart des gouvernements provinciaux avaient emboîté le pas et accordé également aux femmes le droit de voter aux élections. Le Québec fait cependant exception, et l'influence conservatrice refuse le droit de vote aux femmes jusqu'en 1940.
Sur la scène économique
L'épidémie de grippe espagnole
La paix ne résout pas les graves problèmes sociaux, économiques et de santé publique qui accablent le Canada. À l'automne 1918, par exemple, presque autant de Canadiens meurent de la grippe espagnole que ceux qui ont perdu la vie à la guerre. De plus, avec le retour des soldats sur le marché du travail, et le passage d'une économie de guerre à une économie de paix, les tensions dans les usines s'aggravent et une vague de radicalisme ouvrier balaie le pays. Ainsi, l'affiliation syndicale passe de 143 000 membres en 1915 à 378 000 en 1919, plusieurs partisans de la gauche s'inspirant de la révolution bolchevique en Russie. En 1919, lors d'une réunion de la Western Labour Conference, à Calgary, des délégués créent un syndicat industriel appelé « One Big Union » pour défendre les ouvriers dans la lutte des classes.
La grève générale de Winnipeg
Le 15 mai 1919, le Winnipeg Trades and Labour Congress déclenche une grève générale, et près de 30 000 travailleurs, dont seulement 12 000 sont syndiqués, débraient. Même s'il s'agit de l'action la plus longue et la plus complète du genre, la grève de Winnipeg n'est qu'un élément de la révolte ouvrière qui balaie le pays et l'Occident entier durant la période de l'après-guerre. Par exemple, selon les historiens Ian McKay et Suzanne Morton, les habitants des provinces maritimes se sont soulevés par milliers entre 1917 et 1925 pour exiger des changements profonds. Ils ont créé un troisième parti politique et disputé certaines des grèves les plus spectaculaires et sauvages de toute l'histoire canadienne. (Morton et McKay, p. 43) De nombreux Canadiens craignent une révolution violente, et le gouvernement se hâte d'étouffer les éléments radicaux. Aux termes de l'article 98 du Code criminel, Ottawa interdit tout groupe soupçonné de prôner le renversement du gouvernement.
Suggestions de lecture
L'urbanisation et l'industrialisation à Montréal sont bien documentées dans l'ouvrage de Paul-André Linteau, Histoire de Montréal depuis la Confédération (Montréal : Boréal, 1992); Terry Copp, The Anatomy of Poverty: The Condition of the Working Class in Montreal, 1897-1929 (Toronto : McClelland and Stewart, 1974); Terry Copp, « The Conditions of the Working Class in Montreal, 1867-1920 », Historical Papers(1972); Lucia Ferretti, Entre Voisins : La société paroissiale en milieu urbain : Saint-Pierre Apôtre de Montréal, 1848-1930 (Montréal : Boréal, 1992).
Au sujet de l'idéologie canadienne-anglaise au tournant du siècle, voir Carl Berger, The Sense of Power: Studies in the Ideas of Canadian Imperialism (Toronto : University of Toronto Press, 1970); pour un compte rendu de la participation du Canada à la guerre des Boers, voir Carman Miller, Painting the Map Red (Montréal : McGill-Queen's Press, 1993). Au sujet du nationalisme canadien-français durant la période, voir Louis Balthazar, Bilan du nationalisme au Québec (Montréal : l'Hexagone, 1986); Casey Murrow, Henri Bourassa and French-Canadian Nationalism: Opposition to Empire(Montréal : Harvest House, 1968); Joseph Levitt, Henri Bourassa and the Golden Calf (Ottawa : Les éditions de l'Université d'Ottawa, 1969); au sujet du développement du nationalisme clérical dans les années 1920, voir Susan Mann Trofimenkoff, L'Action Française: French-Canadian Nationalism in the Twenties (Toronto : University of Toronto Press, 1975).
Pour un regard très intéressant sur la réforme sociale, voir Mariana Valverde, The Age of Light, Soap and Water: Moral Reform in English Canada, 1885-1925 (Toronto : McClelland and Steward, 1991); également utile, l'ouvrage de Ramsay Cook,The Regenerators: Social Criticism in Late Victorian English Canada (Toronto : University of Toronto Press, 1985).
Pour un survol de l'histoire de la classe ouvrière durant la période, voir Bryan Palmer, The Working Class Experience: Rethinking the History of Canadian Labour, 1800-1991(Toronto : McClelland and Stewart, 1992); pour une interprétation quelque peu différente, voir Desmond Morton, Working People: An Illustrated History of the Canadian Labour Movement(Toronto : Summerhill, 1990); et pour un regard sur le mouvement ouvrier au Québec, voir Jacques Rouillard, Histoire du Syndicalisme au Québec (Montréal : Boréal Express, 1989); pour un aperçu de la révolte ouvrière des Maritimes, voir Ian McKay et Suzanne Morton, « The Maritimes: Expanding the Circle of Resistance » dans Craig Heron, dir., The Workers' Revolt in Canada, 1917-1925 (Toronto : University of Toronto Press, 1998).
Pour plus d'information sur l'expérience des femmes, voir le Collectif Clio, Quebec Women: A History (Toronto : Women's Press, 1987); Bettina Bradbury Karen Dubinsky, « "Maidenly Girls" or "Designing Women"' The Crime of Seduction in Turn-of-the-Century Ontario » dans F. Iacovetta et M. Valverde, dir., Gender Conflicts: New Essays in Women's History (Toronto : University of Toronto Press, 1992); Carolyn Strange, Toronto's Girl Problem: The Perils and Pleasures of the City, 1880-1930 (Toronto : University of Toronto Press, 1995);
Pour d'excellents comptes rendus de l'expérience des immigrants au Canada au début du vingtième siècle, voir Irving Abella, A Coat of Many Colours: Two Centuries of Jewish Life in Canada (Toronto : Key Porter Books Limited, 1999); Bruno Ramirez, Les Premiers Italiens de Montréal : L'origine de la Petite Italie du Québec (Montréal : Boréal Express, 1984); Geralt Tulchinsky, Taking Root: The origins of the Canadian Jewish Community (Toronto : Lester Publishing, 1992).
