Introduction:François Cartier, Musée McCord, 2003 |
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Impression
Le vapeur « Lakeside » quittant Port Dalhousie, Ont., 1904-1910 Anonyme - Anonymous 1904-1910, 20e siècle Encre de couleur sur papier monté sur carton - Phototypie 7 x 13 cm Don de Mr. Stanley G. Triggs MP-0000.737.6 © Musée McCord Clefs de l'histoire:La navigation intérieure canadienne au 19e siècle Quoi:On voit deux phares sur cette image. À l'entrée de ports ou de canaux, les phares sont souvent installés par paires, un petit à l'avant et un grand à l'arrière, et servent de feux d'alignement pour les navires en approche.
Où:Port Dalhousie est situé à l'extrémité nord du canal Welland, sur la côte sud-ouest du lac Ontario. Le canal Welland relie les lacs Ontario et Érié et permet d'éviter l'obstacle que représentent les chutes du Niagara.
Quand:Port Dalhousie est le terminus nord du canal Welland entre 1829 et 1932. Cette fonction est ensuite assumée par Port Weller. Les phares, eux, datent de 1852 (phare d'alignement arrière) et 1879 (phare d'alignement avant). Le phare arrière a été rebâti deux fois : en 1893, à la suite d'un incendie, et en 1898, après avoir été atteint par la foudre une seconde fois.
Qui:Les phares guident les navires qui arrivent du lac Ontario et se dirigent vers Port Dalhousie, puis dans le canal Welland. Pour vérifier leur approche, les pilotes doivent s'assurer que les lumières des deux phares sont superposées.
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Peinture
Le canal Lachine James Duncan (1806-1881) Vers 1850, 19e siècle Aquarelle et mine de plomb sur papier 19.4 x 29.3 cm Don du Dr. Daniel Lowe M984.273 © Musée McCord Description:Cette aquarelle réalisée près de la première écluse du canal de Lachine regarde vers le nord-est en direction du port. Le petit bâtiment à droite de l'écluse logeait les ouvriers qui travaillaient aux vannes. En 1844, le canal était encore élargi de façon à laisser passer des bateaux plus grands et en 1850, année où fut réalisée cette aquarelle, le port accueillait 222 vaisseaux par saison pour 46 000 tonneaux. Le canal était également un lieu de loisirs populaire. Ici, un jeune garçon s'est installé pour pêcher sous l'oeil intéressé de quelques badauds postés sur la rive. Bien que cette vue ne soit pas signée, la comparaison de l'inscription avec d'autres que l'on sait être de Duncan indique qu'elle est de sa main. En outre, cette manière de représenter les personnages est typique de l'artiste. Clefs de l'histoire:L'ère des canaux Quoi:Le canal de Lachine a été creusé de main d'homme. Bien que son fond ait été laissé à l'état naturel (en terre et en roc), ses rives sont tantôt composées de pierres de taille, tantôt de bois, de ciment ou de béton. Afin de compenser la dénivellation d'eau de 14 mètres entre ses deux embouchures, il comporte 7 écluses en 1825, nombre porté à 5 à compter de 1848.
Où:Le canal de Lachine est situé dans la partie sud-ouest de l'île de Montréal. Il permet de contourner les rapides du même nom qui se trouvent à l'embouchure orientale du lac Saint-Louis. Avant l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent, il est le premier canal rencontré par les navires qui remontent le fleuve Saint-Laurent.
Quand:L'idée originale d'un canal qui permette de contourner les rapides de Lachine date de la fin du 17e siècle (à l'époque du Régime français); le canal que nous connaissons est toutefois ouvert pour la première fois en 1825, puis élargi à deux reprises, soit entre 1843 et 1848 et entre 1870 et 1885. Fermé depuis 1970, il est de nouveau navigable depuis 2002.
Qui:Le canal de Lachine a été franchi par une grande diversité de navires, allant du petit bateau Durham aux grands cargos océaniques. De la même façon, les gens qui l'ont emprunté étaient tout aussi bien des marins rompus à l'art de naviguer que des passagers se déplaçant sur le fleuve par plaisir ou par nécessité, comme ce fut le cas pour les milliers d'immigrants qui se sont dirigés vers le Haut-Canada au 19e siècle.
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Impression
"Montreal Fire, Life and Inland Navigation Assurance Company", primes d'assurance pour la navigation intérieure, 28 août 1843 28 août 1843, 19e siècle Encre sur papier Don de Mr. David Ross McCord M4646 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Un trafic maritime toujours plus important : les causes Quoi:Les primes d'assurances ne datent pas d'aujourd'hui. Même dans les débuts de la navigation sur le Saint-Laurent, des entreprises offrent d'assurer la cargaison des navires remontant et descendant le fleuve. Cet imprimé énumère ainsi les primes d'assurances pour une grande variété de produits comme le boeuf, la farine, le porc, etc. Il indique aussi combien il en coûte d'assurer un navire en fonction du trajet qu'il emprunte sur le Saint-Laurent.
Où:La Montreal Fire, Life and Inland Navigation Assurance Company, de son nom complet, a pignon sur rue dans le secteur de la rue Saint-Jacques, dans ce qu'on appelle aujourd'hui le Vieux-Montréal. Elle compte en outre de nombreux agents dans l'Ontario actuel (à Prescott, Kingston et Toronto, par exemple), et même dans certaines villes américaines comme Detroit ou Cleveland.
Quand:Ces tarifs sont en vigueur alors que la navigation sur le Saint-Laurent est en plein essor et que la quantité de produits et de gens à emprunter le fleuve augmente chaque année. Au moment de la publication de cet imprimé (le 28 août 1843), par exemple, les canaux de Lachine et de Beauharnois sont en plein chantier. Cette activité fébrile explique l'apparition en 1840 d'une entreprise comme la Montreal Fire, Life and Inland Navigation Assurance Company.
Qui:Ces tarifs sont notamment destinés aux armateurs, car le document énumère une liste de primes pour les schooners, les bateaux Durham ou les navires à vapeur. Le document est aussi probablement destiné aux marchands, afin que ceux-ci prennent connaissance du coût rattaché à l'assurance de leurs produits.
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Photographie
Chargement du grain à bord du voilier « Lake Michigan », Montréal, QC, vers 1878 Notman & Sandham Probablement 1878, 19e siècle Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé 10 x 8 cm Achat de l'Associated Screen News Ltd. VIEW-812.1 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Le commerce Quoi:Les barges à grains utilisées vers la fin du 19e siècle sont des embarcations en bois et généralement dépourvues de moteur. Il faut donc recourir à un remorqueur qui les traîne jusqu'à destination. Seule une petite voile est utilisée sur ces barges, et seulement pour assister les remorqueurs dans leurs tâches.
Où:Le port de Montréal est le principal point de chute des barges à grains provenant du Haut-Saint-Laurent. C'est à cet endroit que leur précieuse cargaison est transbordée sur des navires plus grands, comme des voiliers ou des navires à vapeur, pour ensuite être acheminée vers les marchés extérieurs.
Quand:Dans le dernier quart du 19e siècle, résultat du développement des provinces de l'Ouest canadien, le grain devient l'un des principaux produits transportés sur le fleuve Saint-Laurent . Notons que cette marchandise continue encore aujourd'hui à remplir les cales des navires qui descendent le fleuve.
Qui:Les barges à grains de ce type sont la propriété de grandes entreprises de transport comme la Canada Atlantic Railway. Pour acheminer les produits céréaliers de l'Ouest à des terminaux (comme à Coteau-Landing, sur le lac Saint-François à l'ouest de Montréal), où ses barges prennent la relève, l'entreprise construit des lignes ferroviaires.
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Gravure
Canal Rideau John Henry Walker (1831-1899) 1850-1885, 19e siècle Encre sur papier - Gravure sur bois 15.4 x 21 cm Don de Mr. David Ross McCord M930.50.7.868 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Des considérations stratégiques Quoi:Le canal Rideau est une voie d'eau longue de près de 278 kilomètres qui a été aménagée afin d'éloigner les routes de navigation intérieures canadiennes de la menace américaine. Rappelons que pendant la guerre de 1812, les Américains avaient envahi le territoire canadien et compromis la sécurité du transport sur le Saint-Laurent.
Où:Le canal Rideau relie la rivière des Outaouais au fleuve Saint-Laurent dans un axe nord-sud. De son extrémité nord, où se trouve la ville d'Ottawa (autrefois appelée Bytown), ce système de navigation s'étend vers le sud jusqu'à Kingston, à la rencontre du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario.
Quand:Le canal Rideau est construit entre 1826 et 1832 , sous la direction du colonel John By, des Royal Engineers. Considéré à l'époque comme une merveille du génie maritime canadien, ce canal est aujourd'hui le plus vieil ouvrage de ce type en exploitation continue depuis son ouverture.
Qui:On estime que près de 2000 hommes ont travaillé à la construction de cette voie d'eau. Nombre d'entre eux ont attrapé la malaria sur les chantiers où les conditions étaient insalubres. On estime que 500 ouvriers sont morts de cette maladie ou de divers accidents liés aux travaux.
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Gravure
Modèle pour la raison sociale de la « Richelieu and Ontario Navigation Company » John Henry Walker (1831-1899) 1850-1885, 19e siècle Encre sur papier - Gravure sur bois 8.5 x 16 cm Don de Mr. David Ross McCord M930.50.5.549 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Un trafic maritime toujours plus important : les conséquences Quoi:La Richelieu and Ontario Navigation Company est née en 1874 de la fusion de deux sociétés de navigation rivales : la Compagnie du Richelieu, qui exploite des navires dans la partie québécoise du Saint-Laurent, et la Canadian Steam Navigation Company, dont le territoire est plus à l'ouest.
Où:Les navires de la Richelieu and Ontario Navigation Company parcourent le Saint-Laurent, du Saguenay et de Tadoussac (où l'entreprise fait construire un hôtel) jusqu'au lac Ontario, d'où les navires peuvent atteindre Toronto. En descendant le fleuve, les vapeurs « sautent » les rapides, une aventure toujours appréciée des voyageurs.
Quand:À partir de sa création, en 1874, la Richelieu and Ontario Navigation Company prospère dans le domaine du transport maritime intérieur, absorbant même de plus petites entreprises, jusqu'à ce qu'elle soit elle-même incorporée avec des rivales en 1913 pour former la Canada Steamship Lines.
Qui:Son premier président est sir Hugh Allan, un riche industriel bien connu du monde du transport maritime.
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Photographie, diapositive sur verre
Porte aval du canal Cornwall, Ont., vers 1900 Anonyme - Anonymous Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle Plaque sèche à la gélatine 8 x 10 cm Don de Mr. Stanley G. Triggs MP-0000.25.842 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Le balisage Quoi:Le canal de Cornwall est long de 18,5 kilomètres, comporte sept écluses (six après sa rénovation) et permet aux navires de contourner les rapides du Long-Sault, qui sont parmi les plus féroces du Saint-Laurent. Dès son ouverture, il devra être étroitement surveillé, car la jetée qui le sépare des eaux turbulentes du fleuve n'est pas étanche.
Où:Le canal est situé dans l'est ontarien, et s'étend de Cornwall à une localité nommée Dickinson's Landing (nommée ainsi en l'honneur d'un homme d'affaires qui a exploité un réseau de transport par bateau et diligence entre Montréal et le Haut-Canada au début du 19e siècle).
Quand:La construction du canal de Cornwall est entreprise par la législature du Haut-Canada dès 1834 pour faire contrepoids à la route que propose le canal Rideau. Toutefois, les travaux sont interrompus par les rébellions de 1837-1838, si bien que le canal n'est terminé qu'en 1843. Il sera agrandi entre 1876 et 1904.
Qui:On serait peut-être surpris d'apprendre que l'embouchure ouest du canal de Cornwall, à Dickinson's Landing, fait aujourd'hui le bonheur... des plongeurs! En effet, quand la Voie maritime du Saint-Laurent est aménagée, à la fin des années 1950, une grande portion des rives du fleuve en amont de Cornwall sont inondées sous plusieurs mètres d'eau, incluant une partie du canal.
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Photographie
Le vapeur « The Island Wanderer » aux Mille-Îles, Ont., 1902 Wm. Notman & Son 1902, 20e siècle Sels d'argent sur papier 20 x 25 cm Achat de l'Associated Screen News Ltd. VIEW-3525.1 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les lobbies Quoi:Comme son nom le laisse entendre, le Island Wanderer est un navire d'excursion naviguant dans la région des Mille-Îles. Il jauge 58 tonnes (tonnage net) et mesure 30,5 mètres de longueur.
Où:Le Island Wanderer a été bâti à Alexandria Bay en 1879. Cette localité, qui est aussi le port d'attache du navire, est située du côté américain du fleuve Saint-Laurent, dans la région des Mille-Îles.
Quand:À la fin du 19e et au début du 20e siècle, les excursions en bateau sont très à la mode, surtout dans la région des Mille-Îles.
Qui:Le Island Wanderer est, en 1884, la propriété d'un certain E.W. Bisger. On sait aussi que le navire est agrandi et qu'il change de nom à la fin du 19e siècle. Il est rebaptisé le Island Belle.
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Gravure
Armoiries de Trinity House John Henry Walker (1831-1899) 1850-1885, 19e siècle Encre sur papier - Gravure sur bois 3.5 x 3.6 cm Don de Mr. David Ross McCord M930.50.1.703 © Musée McCord Clefs de l'histoire:L'administration : les décideurs Quoi:La Trinity House est un organisme maritime spécialisé dont la mission est d'assurer la sécurité du trafic maritime et le bien-être des marins. Son mandat comprend notamment l'administration des phares et des aides à la navigation.
Où:Au 19e siècle, dans le Bas-Canada, on établit deux Trinity Houses : la première à Québec, et l'autre à Montréal. Ensemble, elles ont juridiction sur les eaux intérieures du Canada, du Québec jusqu'au Haut-Canada.
Quand:L'incorporation de la Trinity House originale, en Grande-Bretagne, date de 1512. Au Bas-Canada, la Trinity House de Québec est fondée en 1805, alors que celle de Montréal voit le jour en 1832. Les deux organismes céderont leur autorité au ministère de la Marine au début des années 1870.
Qui:Chaque Trinity House est dirigée par trois gouverneurs. En plus de leurs devoirs administratifs, ceux-ci détiennent des pouvoirs judiciaires leur permettant d'arbitrer des causes criminelles et civiles, comme des offenses aux règles de navigation ou des disputes contractuelles entre marins et armateurs.
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Gravure
Sceau de Marine and Fisheries John Henry Walker (1831-1899) 1850-1885, 19e siècle Encre sur papier - Gravure sur bois 2.6 x 4 cm Don de Mr. David Ross McCord M930.50.1.788 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les services gouvernementaux Quoi:Les attributions du ministère de la Marine et des Pêcheries sont très larges. En gros, elles comprennent toutes les questions se rapportant aux affaires maritimes et à la navigation au Canada, en plus des pêcheries côtières et intérieures.
Où:Puisqu'il s'agit d'un ministère fédéral, Marine et Pêcheries a ses bureaux à Ottawa. Plus précisément, ce ministère est installé dans l'édifice de l'Ouest, l'une des deux ailes latérales du Parlement canadien.
Quand:Le ministère de la Marine et des Pêcheries est créé lors de la Confédération, en 1867, et reçoit la responsabilité des phares du Saint-Laurent en 1870. Fusionné à d'autres ministères fédéraux, dont la direction de l'Aviation civile, il devient le ministère fédéral des Transports le 2 novembre 1936.
Qui:À la fin du 19e siècle, les règles d'embauche du personnel de ce ministère (ou de tout autre ministère fédéral) sont bien différentes. En 1876, à l'exception des inspecteurs de navires à qui on fait passer des tests, tous les agents de la marine, gardiens de phare, police portuaire, patrons de navire et officiers de port sont des candidats politiques.
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Peinture
Bicquette, 1885-1889 Henry Richard S. Bunnett 1885-1889, 19e siècle Aquarelle sur papier 17.2 x 26.5 cm Don de M. Châteauguay Perrault et Mme Valérie Migneault Perrault M999.54.24 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les phares et leurs rôles Quoi:Le phare de l'île Bicquette est une tour circulaire haute de 22,5 mètres. La construction de ce bâtiment en pierres, terminée en 1844, est évaluée à 6000 livres.
Où:L'île Bicquette est située dans le fleuve Saint-Laurent, près de Cap-à-l'Orignal, dans le parc du Bic (sur la rive sud du fleuve). Lieu de nombreux naufrages, elle a toujours été redoutée des navigateurs.
Quand:Le phare de l'île Bicquette a été construit en 1843-1844 sous l'autorité de la Trinity House de Québec. Les capitaines de navires empruntant le fleuve Saint-Laurent réclamaient la construction d'un phare à cet endroit depuis 1828. Le phare, bien qu' aujourd'hui automatisé, est encore fonctionnel.
Qui:On raconte une légende à propos d'un certain Fortier, qui aurait passé un hiver dans le phare pour remplacer les deux gardiens morts par noyade en 1859. Après avoir entendu des bruits suspects dans l'escalier du phare, il aurait cru le lieu hanté et aurait toujours refusé d'y remettre les pieds.
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Photographie
Le pont Victoria et Saint-Lambert, port de Montréal, QC, 1863 William Notman (1826-1891) 1863, 19e siècle Plaque de verre au collodion humide 10 x 12 cm Achat de l'Associated Screen News Ltd. I-8415 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les catégories de phares Quoi:Le petit phare en bois que l'on voit sur les quais du port de Montréal est un phare d'entrée de port. Leurs feux sont souvent de moindre puissance que ceux des grands phares côtiers.
Où:On trouve ces petits phares dans la majorité des ports canadiens, grands et petits. Outre les ports, ces tours en bois, généralement carrées ou octogonales, sont aussi installées à l'entrée de voies d'eaux fréquentées, comme les canaux, ou à l'extrémité des quais de villages côtiers.
Quand:Les phares tels que celui qui apparaît sur la photographie datent de la deuxième moitié du 19e siècle. Le port de Montréal est un lieu très actif à cette époque.
Qui:À l'origine, les phares de Montréal sont sous l'autorité de la Trinity House locale, mais ils passent officiellement sous la direction du gouvernement fédéral lors de la Confédération en 1867.
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Peinture
Point de Monts, 1885-1889 Henry Richard S. Bunnett 1885-1889, 19e siècle Aquarelle sur papier 18.5 x 20.5 cm Don de M. Châteauguay Perrault et Mme Valérie Migneault Perrault M999.54.25 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les grands phares Quoi:Le phare de Pointe-des-Monts est une haute tour circulaire faite en pierre. Elle est équipée d'une lanterne polygonale en cuivre de plus de 3 mètres de diamètre. À l'origine, son appareillage éclairant est composé de 13 brûleurs à l'huile, chacun muni d'un réflecteur parabolique. Ce système sera remplacé par des lentilles plus efficaces à la fin du 19e siècle.
Où:Le phare de Pointe-des-Monts est situé sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, dans la localité de Baie-Trinité, un petit hameau situé près de Godbout (entre Baie-Comeau et Sept-Îles).
Quand:La construction du phare de Pointe-des-Monts est terminée en 1830. Mais la Trinity House de Québec avait choisi le site dès 1826, pour éloigner les navires sortant du fleuve de l'île d'Anticosti, lieu de nombreux naufrages.
Qui:Les derniers gardiens de ce phare sont Jacques et Marie-Berthe Landry. C'est grâce à leurs efforts que le phare échappe à la démolition en 1964. L'année suivante, le gouvernement du Québec en fait l'achat et le classe comme monument historique.
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Photographie
Phare et quai, Baie-Saint-Paul, QC, vers 1870 Alexander Henderson Vers 1870, 19e siècle Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé 10.2 x 12.7 cm Don de Stanley G. Triggs MP-0000.1828.93 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Des bâtiments plus modestes Quoi:Le phare de Baie-Saint-Paul est un phare de jalonnement des côtes, donc un bâtiment de taille modeste. Son apparence est typique du genre pepper-shaker qui caractérise les petits phares construits en bois au 19e siècle.
Où:Baie-Saint-Paul est une agglomération située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, dans la région de Charlevoix. Elle est traversée par la rivière du Gouffre.
Quand:Les phares de type pepper-shaker sont devenus courants à partir du milieu du 19e siècle. Construits en bois, bien peu ont survécu jusqu'à nos jours.
Qui:La construction de ces petits phares en bois est généralement confiée par les autorités fédérales à un entrepreneur de la région, qui doit suivre des plans bien précis.
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Photographie
Quai de La Malbaie, QC, vers 1912 Wm. Notman & Son Vers 1912, 20e siècle Plaque sèche à la gélatine 11 x 16 cm Achat de l'Associated Screen News Ltd. VIEW-4914 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Des architectures variées Quoi:Le « phare » de La Malbaie est en fait une petite lanterne juchée sur le toit de la gare maritime située au bout du quai. Le bâtiment sert à recevoir les passagers des navires accostant au quai.
Où:La Malbaie est située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, dans la région de Charlevoix. Il y a toutefois de bonnes chances pour que le quai présenté dans cette photographie soit en fait celui de Pointe-au-Pic, juste à l'ouest de La Malbaie.
Quand:Le début du 20e siècle est une période où la région de La Malbaie héberge de nombreux estivants fortunés. L'un d'eux est William Howard Taft, le 27e président des États-Unis (1909-1913).
Qui:La Malbaie doit son nom à Samuel de Champlain. En effet, selon la Commission de toponymie du Québec, Champlain baptise l'endroit « Malle Baye, malle ayant en français ancien le sens de mauvaise, ce qui se justifie par le fait qu'à marée basse l'endroit s'assèche et que les embarcations s'échouent ».
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Estampe
Plan du fleuve St-Laurent entre Prescott et Montréal, 1856 H. H. Killaly 1856, 19e siècle Encre et aquarelle sur papier - Lithographie 50.5 x 523.5 cm M6650.7 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Un cas d'espèce : le phare de la Pointe-au-Beaudet Quoi:Le phare de la Pointe-au-Beaudet est une petite tour en bois surmontée d'une lanterne. Il est l'un des nombreux phares situés sur le littoral du lac Saint-François et sert à éloigner les navires de la pointe et des battures qui se trouvent à proximité.
Où:Le lac Saint-François est en fait un élargissement du fleuve Saint-Laurent. Il s'étend sur 50 kilomètres entre la région de Cornwall (en Ontario) et celle de Salaberry-de-Valleyfield (au Québec).
Quand:En 1656, un groupe de cinq missionnaires jésuites qui se rendent en Huronie pour évangéliser les Amérindiens arrivent au lac Saint-François. Ils le baptisent ainsi en l'honneur de saint François Xavier, décédé en 1552.
Qui:Le gardien du phare est un dénommé Alexander MacDonald. Il est un habitant de la Pointe-au-Beaudet au moment de sa nomination en 1848. Il s'établira plus tard dans une demeure près du phare.
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Peinture
Phare de Pointe-au-Père, 1885-1889 Henry Richard S. Bunnett 1885-1889, 19e siècle Aquarelle sur papier 22 x 24 cm Don de M. Châteauguay Perrault et Mme Valérie Migneault Perrault M999.54.27 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les autres systèmes de signalisation Quoi:Dans ses débuts, le site du phare de Pointe-au-Père est doté d'un canon qui, lorsque les conditions de visibilité l'exigent, est chargé de poudre par le gardien du phare. Ce dernier doit actionner le canon toutes les demi-heures.
Où:Pointe-au-Père est situé tout près de Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. C'est au large de cette localité que l'Empress of Ireland a fait naufrage en mai 1914, faisant plus de 1000 victimes.
Quand:En 1903, le canon de brume de Pointe-au-Père est remplacé par une sirène d'Écosse, une invention britannique de la fin du 19e siècle. Elle-même sera abandonnée l'année suivante pour un diaphone, un signal de brume encore plus efficace.
Qui:Comme les diaphones sont des appareils sophistiqués, ce ne sont plus les gardiens de phares qui les actionnent, mais des « ingénieurs de signaux de brume » qui partageent le maigre salaire des gardiens.
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Bateau-phare no 2, Lac St-Louis, QC, 1902 Paul Jobin Mai 1902, 19e siècle Gélatine argentique 8.3 x 10.8 cm Don de M. Paul Jobin MP-1986.7.2.7 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les bateaux-phares Quoi:Le bateau-phare est en quelque sorte une balise mobile. On l'installe là où il serait difficile d'aménager un phare pour délimiter un chenal ou marquer un danger pour la navigation.
Où:Au Canada, les bateaux-phares sont surtout utilisés dans les eaux intérieures. C'est ainsi qu'on en retrouve sur des plans d'eau comme les lacs Saint-Louis ou Saint-François, où le trafic maritime est en constante progression.
Quand:Le bateau-phare no 2 du lac Saint-Louis a été construit en 1850. Les bateaux-phares sont surtout des produits de la deuxième moitié du 19e siècle et du début du 20e siècle. Bien que certains aient continué à fonctionner pendant le 20e siècle, il n'en subsisterait aujourd'hui qu'un seul au Canada.
Qui:Les bateaux-phares d'ici sont fabriqués dans des chantiers navals, aussi bien au Canada qu'en Grande-Bretagne. Bien que certains soient construits spécifiquement pour cette tâche, nombre d'entre eux sont des navires modifiés en balise flottante.
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Gravure
Illustration de catalogue de lampes à l'huile John Henry Walker (1831-1899) 1850-1885, 19e siècle Encre sur papier - Gravure sur bois 10.1 x 11.7 cm Don de Mr. David Ross McCord M930.50.5.560.1-4 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les systèmes d'éclairage Quoi:Les premières lampes installées dans les phares sont alimentées à l'huile et sont munies d'une mèche tissée en forme de cylindre creux. Le courant d'air produit permet une meilleure combustion de l'huile.
Où:Les lampes à l'huile sont installées dans les lanternes (la partie supérieure) des phares de tout genre. Elles sont placées soit devant des miroirs paraboliques (catoptriques) soit derrière des lentilles en verre (dioptriques).
Quand:Au Canada, les lampes à l'huile ou au gaz cessent graduellement d'être utilisées dans les phares à partir du 20e siècle. La conversion à l'électricité se fera d'abord graduellement, selon les ressources locales, puis plus rapidement entre les deux grandes guerres mondiales.
Qui:Les lampes à l'huile modernes, dont la mèche ne fume plus (ce qui permet d'augmenter l'intensité de la lumière), sont connues sous le nom de lampes d'Argand, du nom d'Ami Argand, un inventeur suisse. Ces lampes sont équipées de longues cheminées en verre.
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Photographie
Phare de Matane, QC, vers 1915 Wm. Notman & Son Probablement 1915, 20e siècle Plaque sèche à la gélatine 12 x 10 cm Achat de l'Associated Screen News Ltd. VIEW-8101 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les systèmes optiques Quoi:Le phare de Matane est une tour cylindrique haute de 20,5 mètres. À l'instar de nombreux phares du golfe du Saint-Laurent, comme le phare de Belle-Isle (à Terre-Neuve) ou celui de Pointe-à-la-Renommée (en Gaspésie, au Québec), le phare de Matane est une tour en fer préfabriquée.
Où:Matane est situé sur la côte nord de la péninsule gaspésienne. Le golfe du Saint-Laurent, à cet endroit, est un lieu propice à la formation de bancs de brouillard.
Quand:Le phare actuel date de 1907. Il est aujourd'hui utilisé comme centre d'information touristique.
Qui:Le phare de Matane a été construit alors que William Patrick Anderson est directeur du Lighthouse Board of Canada. Sous sa gouverne, de nombreux autres phares du Saint-Laurent sont remplacés ou reconstruits.
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Photographie
Bouée lumineuse de Pointe du Moulin, île Perrot, QC, 1902 Paul Jobin 1902, 20e siècle Gélatine argentique 10 x 8 cm Don de M. Paul Jobin MP-1986.7.2.5 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les bouées Quoi:Les bouées servent à baliser un chenal de navigation sur un plan d'eau. Les bouées plus primitives sont faites en bois, alors que celles qui portent des lumières fonctionnant au gaz sont en métal.
Où:Cette bouée marque le chenal de navigation près de l'île Perrot, dans le lac Saint-Louis. Aux extrémités du lac Saint-Louis se trouvent deux canaux de grande importance : le canal de Lachine à Montréal et le canal de Soulanges dans le comté du même nom.
Quand:C'est en 1870 qu'est apparu le système à gaz Pintsch, utilisé partout dans le monde pour l'allumage des bouées et des phares sans gardien. Ce gaz de pétrole est expédié dans des citernes sous pression à l'aide desquelles on remplit les réservoirs.
Qui:Au début du 20e siècle, les bouées sont gérées, comme les phares, par les autorités fédérales. Des navires d'entretien spécialement équipés les installent au printemps et les enlèvent avant la prise des glaces à l'automne.
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Photographie
Le remorqueur « Scout », service de bouée, Lachine, QC, 1902 Paul Jobin 1902, 20e siècle Gélatine argentique 8 x 10 cm Don de M. Paul Jobin MP-1986.7.2.10 © Musée McCord Clefs de l'histoire:En périphérie des phares... Quoi:Le Scout est un baliseur qui a une longueur originale de 22,8 mètres et une jauge brute de 173 tonnes. Il est propulsé par un moteur à vapeur actionnant deux hélices. Sa coque est en bois.
Où:Le Scout a été construit à Cardinal (en Ontario) par J.R. Miller pour le compte du ministère des Chemins de fer et Canaux. C'est au quai de Kingston qu'il est gravement endommagé par une explosion de gaz destiné aux bouées.
Quand:Construit en 1900, ce baliseur est complètement reconstruit en 1902 lors de son transfert au ministère de la Marine et des Pêcheries, puis réparé à la suite d'une explosion en 1906; il sert jusqu'en 1934.
Qui:Le Scout a été reconstruit par la Davis Drydock Company de Kingston en 1902. Sa longueur est alors portée de 22,8 à 32 mètres.
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Le vapeur « Admiral », Gaspé, QC, vers 1898 Wm. Notman & Son Probablement 1898, 19e siècle Plaque sèche à la gélatine 20 x 25 cm Achat de l'Associated Screen News Ltd. VIEW-2868 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Des navires à tout faire Quoi:L'Admiral est un navire en bois long de 47 mètres. La présence simultanée de mâts sur son pont supérieur et de roues à aubes sur ses flancs est typique d'une époque où la vapeur remplace graduellement la voile et où les navires portent encore les deux moyens de propulsion.
Où:Des navires comme l'Admiral sont conçus pour la navigation fluviale et ne sont pas adaptés pour affronter la haute mer. L'Admiral a toutefois été exploité dans le Bas-Saint-Laurent, où les conditions peuvent parfois être très mauvaises.
Quand:L'Admiral a été construit par la Niagara & Harbour Dock Company vers 1854. On sait que le gouvernement l'a ensuite vendu à la compagnie S. & C. Peters en 1861.
Qui:L'exploitation des navires Admiral, Doris et Advance comme aides généraux à la navigation a été confiée en 1854 à François Baby, un armateur très connu qui fera aussi carrière en politique au Québec.
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Brise-glace, QC, vers 1910 Anonyme - Anonymous Vers 1910, 20e siècle Sels d'argent sur papier monté sur papier - Gélatine argentique 20 x 25 cm Don de Mr. John L. Russell MP-1979.155.29 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les brise-glace Quoi:Le Lady Grey est un brise-glace à coque d'acier. Son moteur à vapeur produit 353 chevaux nautiques qui actionnent deux hélices.
Où:Bien qu'ayant servi dans le Saint-Laurent pour le gouvernement canadien, le Lady Grey est sorti du chantier naval britannique Vickers, Sons and Maxim, à Barrow-in-Furness. Ses successeurs, comme le Ernest-Lapointe ou le Saurel, seront tous construits au Canada.
Quand:Construit en 1906, il fait naufrage et coule en 1955 après une collision avec le Cité de Lévis alors qu'il tente d'aider le traversier, pris dans la glace.
Qui:Le Lady Grey a été baptisé en l'honneur de la femme de sir Albert Henry George Grey, gouverneur général du Canada de 1904 à 1911.
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Drague no 1, département de la marine, QC, vers 1910 Anonyme - Anonymous Vers 1910, 20e siècle Sels d'argent sur papier monté sur papier - Gélatine argentique 20 x 25 cm Don de Mr. John L. Russell MP-1979.155.76 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Le dragage des chenaux Quoi:Les dragues sont des navires spécialisés qui ont pour fonction d'aménager des chenaux de navigation à des profondeurs déterminées. Ils sont munis de pelles subaquatiques qui raclent le fond des eaux.
Où:Les dragues comme le Dredge No. 1 travaillent en eaux peu profondes; dans ce cas-ci il s'agit du chenal de navigation du Saint-Laurent.
Quand:Bien qu'un premier chenal ait été creusé par des dragues au 19e siècle, ces engins continuent d'être utilisés jusqu'à nos jours, notamment depuis l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent en 1959, où les chenaux doivent être maintenus à un minimum de 8,2 m de profondeur.
Qui:Au même titre que les phares, les bouées ou les brise-glaces, les dragues sont sous la responsabilité des autorités fédérales. Lors de la prise de la photographie, l'organisme responsable est le ministère de la Marine et des Pêcheries.
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Impression
Phare, Métis, QC, vers 1875 Reverend T. Fenwick Vers 1875, 19e siècle Encre sur papier monté sur carton - Photolithographie 15 x 23 cm Don de Mr. Stanley G. Triggs MP-0000.1249.1 © Musée McCord Clefs de l'histoire:Les gardiens de phares Quoi:Cette photographie nous montre clairement un phare en bois auquel est greffée la maison qui abrite le gardien et sa famille.
Où:Métis-sur-Mer est situé sur la côte nord de la Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent. Le premier et le deuxième phare sont construits sur une pointe de terre s'avançant dans le fleuve, sur la propriété d'un individu nommé John MacNider.
Quand:Le premier phare de Métis est bâti en 1874. La tour actuelle, en béton, date de 1909. Le phare est encore en exploitation aujourd'hui, mais fonctionne de façon automatisée et ne requiert donc plus de gardien.
Qui:Les gardiens du phare de Métis ont été : J. Jules Martin (1874-1879); Jules-Gabriel Martin (1879-1906); Élisée Caron (1906-1936); Georges Fafard (1954-1958); Émile Chouinard (1958-1959); Évariste Ferguson (1959-1970).
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Conclusion:Les phares qui ont été bâtis sur nos côtes, lacs et rivières au 19e siècle sont liés de près à cette phase importante de notre développement national, car ils ont permis à un trafic maritime toujours croissant de se faire de façon relativement sécuritaire. Les autorités du Haut et du Bas-Canada, et plus tard du Canada-Uni et de la fédération canadienne, ont toujours investi des efforts importants dans l'entretien et le balisage des routes navigables. Le résultat constitue aujourd'hui une part importante de notre héritage maritime. BibliographieDocuments officiels et archives Archives nationales du Canada (Ottawa), Série RG 11, Travaux publics. Archives nationales du Canada (Ottawa), Série RG 12, Ministère des Transports. Archives publiques du Canada, Recensements, 1666-1881. [Microforme]. Ottawa, Archives publiques du Canada, 1981. Canada, Législature, Sessional Papers of the Parliament of the Province of Canada. Ottawa, Hunter Rose and Co. Années diverses. Canada, Ministère de la Marine et des Pêcheries, List of lights and fog-signals on the inland waters of the Dominion of Canada : corrected to the 1st April, 1905. Ottawa, Govt. Print. Bureau, 1905 et 1917. Canada, Parlement, Documents de la Session. Parlement de la puissance du Canada. Ottawa, Imprimerie du Roi. Années diverses. Monographies et articles Appleton, Thomas E., Usque Ad Mare: historique de la Garde côtière canadienne et des Services de la Marine, Garde côtière canadienne (page web : www.ccg-gcc.ca). Baird, David, Northern Lights: Lighthouses of Canada, Toronto, Lynx Images, 1999. Bush, Edward F., Les phares du Canada, « Lieux historiques canadiens : cahiers d'archéologie et d'histoire no 9 », Ottawa, Parcs Canada, 1980. Charlebois, Peter, Steamwheelers and Sidewheelers: The Romance of Steamdriven Paddleboats in Canada, Toronto, New Canada Publications, 1978. Collard, Edgar Andrew, Passage to the Sea: The Story of Canada Steamships Lines, Toronto, Doubleday Canada Limited, 1991. Dunsterville, Edward, The Admiralty list of lights on the coasts and lakes of British North America : corrected to January 1864, Hydrographic Office, Admiralty, Londres, G.E. Eyre and Spottiswood, 1864. Lafrenière, Normand, Gardien de phare dans le Saint-Laurent : un métier disparu, Toronto, Dundurn Press Limited, 1996. Lafrenière, Normand, La canalisation du Saint-Laurent : deux siècles de travaux, 1779-1959, « Cahier no 1, Parc historique national Coteau-du-Lac, » Ottawa, Parcs Canada, 1983. Mackey, Frank, Steamboat Connections : Montreal to Upper Canada, 1816-1843, Montréal et Kingston, McGill-Queen's University Press, 2000. Smith, William, « The lighthouse system of Canada : a paper prepared at the request of the Executive Committee of British Association for the Advancement of Science (...) », s.l., s.n., 1884. |