Politiciens un jour, têtes de Turc toujours : Introduction à la caricature éditoriale
Non M. Dion, les gens vous haïssent vraiment!
Serge Chapleau
1997, 20e siècle
Mine de plomb sur papier
43.1 x 35.6 cm
Don de M. Serge Chapleau
M999.81.118
© Musée McCord
Description
Mots-clés : Caricature (19359) , dessin (18380) , Dessin (18637) , politique (10929)
Clefs pour l'histoire
"C'est une caricature très méchante. En fait, je pense que c'est la plus méchante, un geste gratuit. M. Dion n'avait rien fait, n'avait été impliqué dans aucun événement fâcheux, sauf celui d'exister..."
Serge Chapleau
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Quoi
Quand Stéphane Dion accède au cabinet Chrétien en 1996, il se démarque très rapidement par un discours à la fois clair et « dur » à l'endroit des nationalistes québécois. Il réplique du tac au tac à toutes les critiques du régime fédéral formulées par les souverainistes québécois. Cette attitude souvent perçue comme arrogante lui vaudra une hostilité certaine de la part d'un grand nombre de francophones, comme en fait foi cette image de M. Dion en rat, en « petit rongeur » de l'aveu même du caricaturiste.
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Où
Si le ministre Stéphane Dion jouit d'une bonne réputation auprès des électeurs du Canada anglais, il en va tout autrement au sein de l'électorat francophone du Québec, en particulier dans les milieux nationalistes où l'on voit volontiers M. Dion comme l'incarnation des forces antagonistes.
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Quand
La courte victoire du camp du NON au référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec incite le premier ministre Chrétien à faire appel à Stéphane Dion pour développer un argumentaire fédéraliste plus consistant.
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Qui
Stéphane Dion, ancien professeur de sciences politiques de l'Université de Montréal, politicien libéral et ministre canadien des Affaires intergouvernementales de 1996 à 2003.







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