M2005.35.2.1-2 | Mocassin à raquette

 
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Mocassin à raquette
Anonyme - Anonymous
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
1966-1970, 20e siècle
23.5 x 8.6 x 28 cm
Don de Mme Lise et Mme Andrée Mercier
M2005.35.2.1-2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Mocassins (230)
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Clefs pour l'histoire

L'adaptation des Hurons-Wendats aux nouvelles conditions de vie imposées par l'urbanisation donne malheureusement l'impression à la société en général que leur acculturation est un fait accompli. Parallèlement, la langue commence à se perdre. L'artisanat a été le point charnière où, de chasseurs de subsistance, les Hurons-Wendats sont devenus davantage un peuple vivant de la production industrielle. En 1879, Paul Picard et son neveu Philippe Vincent signent d'importants contrats avec le Commissariat de Québec. Un article paru dans L'Opinion publique d'avril-mai 1879 précise que ces contrats sont « pour la fourniture de raquettes, de souliers, de mitaines, de tobagons (sic) ou traînes sauvages aux soldats, qui leur rapportèrent de forts jolis bénéfices ».

Vers 1950, la machinerie vient supplanter le travail humain. C'est ainsi que des « souliers mous » pour raquettes à neige, dans lesquels on insère un bottillon de feutre, sont fabriqués à l'aide de machines dans l'entreprise de Maurice Bastien qui atteint une renommée internationale.

  • Quoi

    Selon Rolland P. Sioui, ces « souliers mous » ou mocassins à raquettes à neige étaient fabriqués industriellement à partir de cuir de cheval refendu. Des machines spécialisées « fendaient » le cuir en deux. La partie haute du mocassin était fabriquée avec le cuir de l'intérieur et le pied avec le cuir de l'extérieur, un peu plus résistant.

  • C'est à Wendake que l'on pouvait acheter ce produit.

  • Quand

    Ces « souliers mous » pour la raquette ont commencé à être mis en marché à l'époque de la Deuxième Guerre mondiale.

  • Qui

    Ces « souliers mous » étaient fabriqués par Monsieur Maurice Bastien, homme d'affaires de Wendake et propriétaire de l'entreprise « Bastien Brothers » de renommée internationale. L'entreprise de Monsieur Paul Blondeau de Loretteville en fabriquait de semblables.