Brasser de grosses affaires : Le Canada, 1896-1919

 

Introduction

Au début du XXe siècle, l'économie du Canada devient moderne et diversifiée. Fondée sur l'industrie, elle se développe d'un océan à l'autre. Les liaisons ferroviaires transcontinentales et les barrières tarifaires permettent cette expansion. Les capitaines d'industrie, rois des conglomérats et financiers fournissent les capitaux. Les investissements étrangers et la technologie inondent le pays. La croissance des exportations de blé, de minéraux et de bois permet d'équilibrer l'économie. L'arrivée d'immigrants accroît la main-d'oeuvre et augmente l'indice de consommation.

Les banques, les compagnies de télégraphe et les magasins à rayons ainsi que les quotidiens à grand tirage recrutent clients et lecteurs partout au pays. Les manufacturiers découvrent la production en série et adoptent de nouveaux procédés. Parmi les nouveautés sortant des usines, figurent les automobiles, l'aluminium, les aliments traités et vendus sous de nouvelles marques ainsi que l'acier en feuilles. L'électricité participe à cette croissance en alimentant à peu près tout depuis les tramways jusqu'à la fabrication des cigarettes. Quand survient la guerre en 1914, le Canada emploie sa nouvelle énergie industrielle à la fabrication d'acier et de munitions.

La publicité, la formation en affaires et la recherche appliquée se traduisent par des hausses qualitatives et quantitatives dans l'industrie canadienne. Les villes sont à l'avant-garde de cette nouvelle prospérité - les villas des millionnaires, d'un côté, et les banlieues industrielles populeuses de l'autre reflètent la prospérité des possédants et la pauvreté des ouvriers formant la nouvelle industrie canadienne.