Brasser de grosses affaires : Le Canada, 1896-1919

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Créer un nouveau duo29- Deux quotidiens se rencontrent - Urban Life through Two Lenses
Photographie
Intérieur, Bourse de Montréal, Montréal, QC, 1903
Wm. Notman & Son
1903, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-1904
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Architecture (8647) , commerciale (1510) , Photographie (77678)
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Description

Le nouvel édifice de la Bourse de Montréal ouvre ses portes en 1903 sur la rue Saint-François-Xavier, la « Wall Street » de Montréal. Conçu par l'architecte responsable de la New York Stock Exchange, cet édifice de prestige s'impose par l'élégance et la sobriété de son style, en rupture avec l'architecture dominante en fin de siècle.

La Bourse de Montréal devient une institution financière d'une importance fondamentale au début du XXe siècle. Fondée vingt-cinq ans plus tôt, elle avait longtemps regroupé un nombre limité de courtiers et enregistré un faible volume de transactions, surtout dans le domaine bancaire. Mais après 1900, sa croissance sera spectaculaire. On assiste alors à un important mouvement de concentration du capital et des entreprises. Ces nouvelles sociétés financent leurs activités par l'émission d'actions et d'obligations qui seront de plus en plus transigées à la Bourse de Montréal. Ce lieu devient donc un puissant symbole du pouvoir économique de Montréal et du contrôle qu'exercent les hommes d'affaires de la métropole sur les cours d'eau, les ressources naturelles, les mines et les usines de tout le pays.

Source: Deux quotidiens se rencontren (Consulter l'encadré Voir Aussi sur cette page)

Clefs pour l'histoire

Le développement spectaculaire de l'industrie canadienne nécessite d'importantes injections de capitaux - des investissements à long terme dans les manufactures, les chemins de fer, les services publics et la mise en valeur des ressources. Une grande partie de ces capitaux provient de l'étranger ; les investisseurs anglais et américains voient le Canada comme un lieu d'investissement stable et avantageux. Cependant, des Canadiens commencent aussi à investir dans leur propre pays, achetant des actions (des titres de propriété dans une entreprise) et des obligations (des titres d'emprunt à long terme et à intérêts fixes) dans les Bourses canadiennes. La Bourse permet aux industriels de mettre en circulation les actions de nouvelles entreprises risquées et aux investisseurs d'échanger entre eux actions et obligations.

La Bourse de Montréal est alors la plus ancienne et la plus importante au Canada. Dès 1832, les Montréalais peuvent échanger des actions dans les cafés. En 1874, la Bourse de Montréal devient une société à charte. La négociation de titres est officialisée et réglementée. En 1904, un édifice à colonnade est construit à proximité du quartier des affaires de la rue Saint-Jacques. En 1914, 182 entreprises sont cotées en Bourse et une moyenne de 10 000 actions sont négociées chaque jour. D'autres Bourses ouvrent leurs portes au pays : à Toronto (institution à charte en 1874), Winnipeg (1903), Vancouver (1907) et Calgary (1914). En 1913, un téléscripteur télégraphique annonce les prix des actions en Bourse d'un océan à l'autre.

  • Quoi

    Sur le parquet de la Bourse, des postes de négociation permettent aux agents de change de se rassembler et de faire une offre. Le prix d'une action reflète les fluctuations de la demande. En 1920, le prix d'une « place », c'est-à-dire du droit de négocier sur le parquet coûte 36 000 $.

  • Bien qu'elle soit au coeur de l'économie industrielle canadienne, la Bourse de Montréal reste en marge des marchés de capitaux mondiaux. En 1910, il se négocie 164,2 millions d'actions à la Bourse de New York alors qu'on en négocie 2,1 millions à Montréal et 0,9 million à Toronto.

  • Quand

    Le marché canadien des capitaux émerge au moment où les Canadiens bénéficient d'un surplus monétaire par rapport à leurs besoins quotidiens et cherchent à assurer leur avenir par le biais d'investissements sûrs. Jusqu'aux années 1930, les marchés de capitaux demeurent peu réglementés ; la fraude et les délits d'initiés sont fréquents.

  • Qui

    En 1920, la Bourse de Montréal compte 85 membres qui sont souvent affiliés à des sociétés de placement de New York ou de Londres.

    Des financiers montréalais ambitieux comme James Dunn (1874-1956) et [object=II-156536]Max Aitken[/object] (1879-1964) poursuivront des carrières florissantes à Londres, alors la capitale financière du monde.