Brasser de grosses affaires : Le Canada, 1896-1919

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Photographie
Magasin Goodwin's (futur emplacement de la T. Eaton Co.), rue Sainte-Catherine, QC, vers 1912
Anonyme - Anonymous
Vers 1912, 20e siècle
Gélatine argentique
20 x 25 cm
Don de Earl Preston
MP-1984.105.4
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Architecture (8647) , commerciale (1510) , Photographie (77678) , scène de rue (1738) , Scène urbaine (3948)
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Clefs pour l'histoire

Le grand magasin est à l'avant-garde de la société de consommation moderne. Au XIXe siècle, le commerce de détail se répartit en diverses boutiques spécialisées de « marchandises sèches » approvisionnées par des marchands en gros qui assemblent les marchandises produites par des manufacturiers et les distribuent aux détaillants. Le crédit et le troc fondent les relations établies entre et le grossiste et le détaillant d'une part, le détaillant et ses clients d'autre part. À partir des années 1870, dans des villes comme Paris et New York, le grand magasin regroupe différentes lignes de marchandises sous le même toit. Chaque rayon offre une ligne de produits différente. Le grossiste est évincé ; désormais, le magasin achète directement du maufacturier ou établit sa propre manufacture. Et toutes les ventes sont négociées en espèces - une qualité garantie à un prix garanti.

L'immigrant irlandais Timothy Eaton (1834-1907) est le pionnier du grand magasin au Canada. Il ouvre le premier rue Younge à Toronto en 1869, et en inaugure bientôt d'autres dans tout le pays - à Winnipeg en 1905, par exemple. Il utilise les ventes par catalogue dans les régions où un magasin ne serait pas rentable. Parmi ceux qui s'inspireront du succès de Eaton, figure Robert Simpson (1834-1897) à Toronto et Nazaire Dupuis (1843-1876) à Montréal. En 1910, Eaton est un modèle d'intégration verticale : la compagnie possède 17 manufactures, ses propres marques, un service de livraison et emploie 8 800 personnes.

  • Quoi

    Le grand magasin est une merveille du génie moderne. Supportées par une ossature en acier, ses surfaces de vente sont vastes. L'éclairage est alimenté à l'électricité, de même que les escaliers roulants et les ascenseurs. Des tubes pneumatiques permettent de transmettre messages et paiements entre les rayons. Des restaurants servent les repas du midi. Les vitrines présentant la marchandise attirent le client.

  • Le magasin à rayons a donné un nouveau sens au mot « centre-ville ». Les magasins Eaton, Dupuis Frères et [object=VIEW-16835]Morgan's[/object] font de la rue Sainte-Catherine à Montréal la principale artère de « magasinage » de la ville.

  • Quand

    Timothy Eaton ouvre son premier magasin à rayons à Toronto en 1869. Le magasin répond aux besoins d'une société fondée sur la monnaie et le salaire. « Un seul prix, argent comptant et satisfaction garantie », prône le commerce. Il sera à la source de nouvelles techniques de ventes au détail : les jours de solde, la publicité et les défilés du Père Noël, tous conçus pour stimuler les ventes.

  • Qui

    Le magasin à rayons a permis de démocratiser la consommation. On trouvait le catalogue Eaton dans presque toutes les cuisines rurales au pays. Les citadins s'y rendaient pour acheter toutes sortes de produits, allant des chemises aux biscuits. En 1919, l'empire Eaton enregistrait des ventes de 123,6 millions de dollars.