Un vent de changement : Réformes et syndicats
Publicité pour une campagne en faveur de la tempérance
John Henry Walker (1831-1899)
1850-1885, 19e siècle
Encre sur papier - Gravure sur bois
7.4 x 13.3 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M930.51.1.163
© Musée McCord
Description
Mots-clés : Estampe (6570) , publicité (407) , Signe et symbole (2417)
Clefs pour l'histoire
Les prohibitionnistes veulent se servir du pouvoir de l'État pour obliger les Canadiens, qu'ils soient consentants ou non, à demeurer sobres et à travailler avec beaucoup d'acharnement pour améliorer leur condition. Ils réussissent à obtenir du gouvernement la loi Dunkin (1864) et plus tard la loi Scott (1878), qui permettent aux municipalités d'interdire la vente d'alcool. Néanmoins, les mailles du filet sont encore trop larges : les amateurs de boissons alcoolisées peuvent en effet s'abreuver aux comptoirs des municipalités demeurées « ouvertes ». Au cours de la décennie 1890, le mouvement prohibitionniste connaît un regain d'énergie, parallèlement à la montée du réformisme social. En 1898, un référendum réalisé à l'échelle nationale ne réussit cependant pas à forcer le gouvernement fédéral à épouser la cause des réformistes.
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Quoi
Cette publicité dénonçait le détournement du revenu familial qu'entraînait l'intempérance. Un père de famille sobre, croyait-on, pouvait offrir à sa famille une vie confortable. Pour atteindre cet objectif, les prohibitionnistes encourageaient les hommes et les femmes à signer une promesse de sobriété.
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Où
Des illustrations de ce genre étaient à l'époque largement diffusées dans tout le Canada.
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Quand
L'estampe date probablement des années 1860 ou 1870. Le mouvement prohibitionniste organisait des campagnes de sensibilisation pour amener le public à faire pression sur les gouvernements dans le but de les amener à interdire la production et la vente d'alcool.
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Qui
Les femmes s'engageaient dans le mouvement généralement pour les mêmes raisons que les hommes. Mais en plus, elles se mobilisaient pour combattre ce qui était considéré à l'époque comme un vice masculin.







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