Sous l'oeil de la caméra, 1840-1867

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Introduction I-1063 MP-0000.502.2 MP-1985.10.1.1 MP-0000.542 MP-1975.209.4 MP-1974.114.3 I-6243.1 N-0000.157
 

Introduction

Nora Hague, Musée McCord, 2003

La photographie est un art assez récent. Elle date de 1826, année où Nicéphore Niépce a réussi, après des années de recherches, à fixer une reproduction floue de la cour de sa maison sur une plaque d'étain bituminé après un temps de pose de huit heures. Dès 1839, un nouveau procédé plus complexe voit le jour - le daguerréotype, une image formée sur une plaque de cuivre recouverte d'argent. Les daguerréotypes, encastrés dans des étuis à charnières, sont offerts à tous ceux qui ont les moyens de les acheter. Au cours des années 1850, de nouveaux procédés moins coûteux sont inventés : l'ambrotypie et la ferrotypie. Le concept révolutionnaire qui consiste à produire une épreuve positive à partir d'un négatif au collodion humide devient la norme. La plaque sèche, qui apparaît dans les années 1880, est beaucoup plus facile à manipuler que celle au collodion humide et, au 20e siècle, les négatifs sur verre, lourds et fragiles, laissent la place au film, plus flexible. Aujourd'hui, les négatifs ont aussi été remplacés - par des images numériques, qui ont leurs propres avantages et inconvénients. La photographie fait tellement partie de la vie moderne que la plupart d'entre nous aurions du mal à imaginer un monde où elle n'existerait pas. Se faire photographier dans les années 1860 était une expérience différente qu'en 1845, et aujourd'hui, c'est encore autre chose.