Pas d'écueil en vue : La navigation sur le Saint-Laurent

 
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Peinture
Le canal Lachine
James Duncan (1806-1881)
Vers 1850, 19e siècle
Aquarelle et mine de plomb sur papier
19.4 x 29.3 cm
Don du Dr. Daniel Lowe
M984.273
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  peinture (2226) , Peinture (2229) , Scène marine (2221)
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Description

Cette aquarelle réalisée près de la première écluse du canal de Lachine regarde vers le nord-est en direction du port. Le petit bâtiment à droite de l'écluse logeait les ouvriers qui travaillaient aux vannes. En 1844, le canal était encore élargi de façon à laisser passer des bateaux plus grands et en 1850, année où fut réalisée cette aquarelle, le port accueillait 222 vaisseaux par saison pour 46 000 tonneaux. Le canal était également un lieu de loisirs populaire. Ici, un jeune garçon s'est installé pour pêcher sous l'oeil intéressé de quelques badauds postés sur la rive. Bien que cette vue ne soit pas signée, la comparaison de l'inscription avec d'autres que l'on sait être de Duncan indique qu'elle est de sa main. En outre, cette manière de représenter les personnages est typique de l'artiste.

Clefs pour l'histoire

L'ère des canaux
Au cours du 19e siècle, l'évolution rapide du transport fluvial nécessite, de la part des autorités coloniales britanniques (et plus tard du gouvernement canadien), de nombreux ajustements, dont la construction à grande échelle de canaux et d'écluses. C'est à juste titre que le milieu du 19e siècle est connu comme « l'ère des canaux ».

Toutefois, à l'ombre des grandes réalisations du génie maritime provoquées par la navigation à la vapeur, tel l'élargissement du canal de Lachine (1843-1848) ou la construction du canal de Beauharnois (1842-1845), de grands efforts sont consentis pour développer un réseau efficace d'aides à la navigation, ce qui explique la construction d'une quantité toujours grandissante de phares aux formats variés.

  • Quoi

    Le canal de Lachine a été creusé de main d'homme. Bien que son fond ait été laissé à l'état naturel (en terre et en roc), ses rives sont tantôt composées de pierres de taille, tantôt de bois, de ciment ou de béton. Afin de compenser la dénivellation d'eau de 14 mètres entre ses deux embouchures, il comporte 7 écluses en 1825, nombre porté à 5 à compter de 1848.

  • Le canal de Lachine est situé dans la partie sud-ouest de l'île de Montréal. Il permet de contourner les rapides du même nom qui se trouvent à l'embouchure orientale du lac Saint-Louis. Avant l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent, il est le premier canal rencontré par les navires qui remontent le fleuve Saint-Laurent.

  • Quand

    L'idée originale d'un canal qui permette de contourner les rapides de Lachine date de la fin du 17e siècle (à l'époque du Régime français); le canal que nous connaissons est toutefois ouvert pour la première fois en 1825, puis élargi à deux reprises, soit entre 1843 et 1848 et entre 1870 et 1885. Fermé depuis 1970, il est de nouveau navigable depuis 2002.

  • Qui

    Le canal de Lachine a été franchi par une grande diversité de navires, allant du petit bateau Durham aux grands cargos océaniques. De la même façon, les gens qui l'ont emprunté étaient tout aussi bien des marins rompus à l'art de naviguer que des passagers se déplaçant sur le fleuve par plaisir ou par nécessité, comme ce fut le cas pour les milliers d'immigrants qui se sont dirigés vers le Haut-Canada au 19e siècle.