La consommation : une passion victorienne

 
La plus récente version du plugin Flash doit être installée
Get Flash Player
Creative Commons License
Créer un nouveau duo
Photographie
Maisons photographiées pour M. Meredith, Montréal, QC, 1903
Wm. Notman & Son
1903, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-146716
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Architecture (8647) , domestique (462) , Photographie (77678)
Sélectionner l'image (Votre sélection d'image est vide)

Tags

  

Commentaires des visiteurs

Ajouter un commentaire

Clefs pour l'histoire

AUX FAUBOURGS OUVRIERS

À la fin de l'époque victorienne, les villes canadiennes sont des mosaïques fortement différenciées. La bourgeoisie et les classes moyennes partagent l'espace urbain avec une population ouvrière en forte expansion. L'industrialisation entraîne l'explosion d'un prolétariat, lui-même très stratifié, formé d'hommes, de femmes et d'enfants, le plus souvent originaires des campagnes ou d'outre-mer. Confrontés à des conditions de travail pénibles et à des salaires souvent irréguliers, ces nouveaux citadins doivent élaborer de nouveaux modes de vie. Des quartiers ouvriers naissent à l'ombre des usines et une panoplie de nouveaux produits et services s'offre à ces consommateurs aux budgets plus modestes.

References
Source imprimées



Luc Carey, « Le déclin de la maison de fond de cour de Montréal, 1880-1920 », Revue d'histoire urbaine/Urban History Review, XXXI, 1 (automne 2002), p. 19-36.

  • Quoi

    Une photographie de deux maisons de fond de cour au tournant du XXe siècle. Afin de maximiser le rendement de leurs terrains, les propriétaires font construire plusieurs immeubles sur un même lot : un premier bâtiment avec façade sur la rue, et un autre au fond de la cour, auquel on a accès seulement par une porte cochère.

  • Les maisons de fond de cour sont habituellement construites dans les quartiers ouvriers. Celles qu'on voit ici sont situées dans le quartier Sainte-Anne, probablement au nord du canal de Lachine.

  • Quand

    Les maisons de fond de cour sont typiques des quartiers ouvriers de Montréal entre 1880 et 1920. Le nombre de maisons de fond de cour atteint un sommet en 1900 et ira en déclinant par la suite.

  • Qui

    On ne connaît pas l'identité des occupants de ces maisons. Toutefois, on peut deviner que la ménagère de l'unité de droite, qu'on entrevoit dans l'entrée, est fière de sa maison et de son jardin.